Une vaste étude menée par le consortium européen IPD-Work auquel participent des chercheurs de l’Inserm, regroupant treize cohortes de population en Europe, a mis en lumière une corrélation importante entre la survenue d’accidents coronariens et l’exposition au stress dans le cadre du travail. Des enquêtes précédentes avaient déjà mis en avant une association entre le stress au travail et un risque d’infarctus multiplié par deux. L’analyse récente du consortium, conduite sur près de 200000 participants, est la plus vaste jamais menée. La moyenne d’âge des participants était de 42,3 ans et la population étudiée comptait autant de femmes que d’hommes. Le stress au travail a été évalué par des questionnaires portant sur les aspects psychosociaux liés à leur activité (analyse de la demande, de l’excès de travail, des demandes conflictuelles, temps restreint pour réaliser leur tâche…). La proportion d’individus exposés au stress a été établie à 15,3%. Ces derniers ont ainsi 23% de risques en plus d’être victimes d’un accident cardiaque. «Dans notre étude, 3,4% des infarctus recensés parmi les 200000 individus sont attribuables au stress au travail. Sur les 100000 à 120000 infarctus survenant en France chaque année, cela correspondrait tout de même à environ 3400 à 4000 accidents imputables à ce facteur de risque», précise Marcel Goldberg, chercheur à l’Inserm et professeur à l’université de Versailles-Saint Quentin-en-Yvelines.
Recevez le mensuel Prévention BTP et restez informé de l'actualité de la prévention.
Vous abonnerParcourez toutes nos archives en ligne
AccéderCommandez un numéro ou un hors série
AcheterDans le cadre de son plan de relance de la construction, annoncé le 21 mars dernier, François Hollande a confirmé son objectif de 500 000 rénovations thermiques d'ici à 2017.