Les salariés n’hésitent pas à parler de leurs conditions de travail
A l’occasion de la 9e édition de la Semaine pour la qualité de vie au travail, l’Anact a réalisé un sondage sur la place accordée à l’expression des salariés sur leurs conditions de travail. Les résultats sont jugés plutôt positifs.
Près de deux salariés sur trois parlent régulièrement de leurs conditions de travail au sein de leur entreprise. C’est un des enseignements principaux du sondage mené en septembre dernier par l’Agence nationale pour l’amélioration des conditions de travail (Anact) avec l’institut CSA auprès de plus de 1000 salariés français. Parmi ces derniers, ceux travaillant dans des entreprises de plus de 500 salariés et ceux ayant des représentants du personnel sont les plus enclins à évoquer leurs conditions de travail que ceux travaillant dans des PME ou dans des entreprises sans représentant du personnel. Plus étonnant, le sondage révèle que parler de ses conditions de travail n’est pas déterminé par une bonne ou une mauvaise appréciation de ces dernières. En effet, 86% des personnes interrogées estiment qu’elles sont bonnes, voire très bonnes pour 19% des répondants. Cette appréciation étant encore plus favorable dans les plus petites entreprises: 36% des personnes interrogées travaillant dans des entreprises de un à neuf salariés jugent également leurs conditions de travail très bonnes.
La sécurité, un sujet de discussion important
Parmi les sujets abordés par les salariés, les relations dans l’entreprise (ambiance, écoute, reconnaissance, etc.), le contenu du travail et son organisation sont les plus régulièrement cités. Les sujets liés à l’environnement physique du travail, et notamment la sécurité, sont évoqués par les deux tiers des sondés qui déclarent par ailleurs parler de ces sujets plutôt avec leurs représentants du personnel (27%) qu’avec leur direction (25%). En revanche, la direction est perçue comme la première responsable de l’amélioration des conditions de travail: 50% des salariés la citent en premier devant les collègues (21%) et surtout loin devant le management intermédiaire (16%). "C’est un résultat un peu surprenant, estime Dominique Vandroz, directeur général par intérim de l’Anact. C’est probablement l’effet de groupe: les salariés estiment qu’à plusieurs ils contribuent plus à l’amélioration de la situation que leur management de proximité."
Mise à jour le 23/10/2012



