La FFB Grand Paris a présenté lors du Salon de l’apprentissage et de l’alternance du 14 au 16 janvier dernier, à Paris, les différents métiers préparés en apprentissage et plus particulièrement ceux tournés vers les nouveaux marchés liés à l’écoconstruction. Une initiative que nous explique Céline Drapier, responsable du point rencontre emploi-formation de la FFB région Paris-Ile-de-France.
Combien de métiers sont concernés ? Quels sont-ils ?
En Ile-de-France, au-delà de la notion d’écoconstruction, l’efficacité énergétique des bâtiments constitue un véritable marché pour nos entreprises qui doivent dès à présent opérer le changement. En règle générale, tous les métiers sont impactés par ces évolutions. Sans parler de nouveaux métiers, il s’agit pour les entreprises de former leurs salariés en leur faisant acquérir de nouvelles compétences. La pose de panneaux photovoltaïques pour un couvreur, l’isolation thermique par l’extérieure pour un peintre ou un maçon, l’installation d’une pompe à chaleur pour un chauffagiste…
Comment accompagnez-vous les jeunes ? Quelles sont vos actions concrètes ? Quel est l’enjeu ?
Promouvoir les métiers auprès des jeunes est pour nous un réel enjeu. Ainsi, chaque année nous organisons des manifestations de grande ampleur pour faire découvrir nos métiers aux jeunes. Les opérations telles que les Coulisses du bâtiment, des informations en direction des jeunes conjointement menées avec la Cité des métiers ou l’action « Construire autrement », en partenariat avec la Plateforme des métiers du bâtiment de Boulogne-Billancourt, sont autant d’opérations qui nous permettent de démontrer la richesse de nos métiers et leurs perspectives d’évolution. Dans les CFA, les jeunes sont très vite sensibilisés à la question du tri des déchets et, sous l’impulsion des équipes enseignantes, ils se forment à des nouvelles techniques notamment par l’utilisation de nouveaux matériaux.
Comment sensibilisez-vous vos adhérents à ces questions-là ?
La FFB Grand Paris sensibilise régulièrement ses adhérents sur l’enjeu que représente le Grenelle de l’environnement pour les entreprises du bâtiment et sur le développement du marché que cela va entraîner. Les entreprises peuvent ainsi se lancer dans une démarche globale « écoresponsable » en signant la charte de la fédération « Bâtir avec l’environnement » qui comprend cinq engagements :
1. Réduire les impacts environnementaux de mes chantiers, de mon atelier et plus généralement de mon entreprise.
2. Me former et former régulièrement mes salariés à la mise en œuvre des technologies les plus efficaces dans le domaine de la construction durable ainsi qu’aux bonnes pratiques environnementales.
3. Proposer à mes clients les meilleures solutions dédiées à la construction durable, y compris les techniques anciennes adaptées aux territoires.
4. Maîtriser ma politique d’achat en recourant de façon privilégiée à des matériaux et composants dont les impacts environnementaux sont connus et évalués.
5. Sécuriser mes clients par la garantie des travaux réalisés, en particulier dans le cas de la mise en œuvre de matériaux ou composants innovants.
Les adhérents sont également encouragés à se former sur les FEEBat (Formations aux économies d’énergie pour les entreprises et les artisans du bâtiment). Ces formations permettent aux entreprises d’avoir une approche globale de la rénovation énergétique et de pouvoir proposer à leurs clients des travaux qui vont baisser significativement la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre de leur logement.
Les entreprises qui se sont lancées dans la démarche « Bâtir avec l’environnement » et qui se sont formées sur FEEBat peuvent, si elles sont en outre qualifiées dans leur métier, faire valoir leurs compétences en matière de travaux de rénovation énergétique en devenant Pros de la performance énergétique ®.
Comment s’est déroulé le salon de l’apprentissage ?
Le Salon de l’apprentissage et de l’alternance qui se déroulait les 14, 15 et 16 janvier à la Porte de Versailles a été un réel succès cette année. Grâce à toutes les démonstrations mises en place par les CFA, nous avons réussi à démontrer que le Bâtiment avait su garder son savoir-faire traditionnel tout en s’adaptant aux nouvelles exigences environnementales. Cette année, les visiteurs sont venus en nombre se renseigner, signe que si les métiers du Bâtiment changent, le regard que portent les jeunes sur ceux-ci évolue également dans le bon sens…