Si le gouvernement montre son intransigeance sur le point de l’âge légal de départ à la retraite fixé à 62 ans à partir de 2018, il a toutefois spécifié qu’il existait des « marges de négociations » sur la pénibilité.
« Améliorer la retraite pour pénibilité ». C’est dans cette optique que le ministre du Travail, Eric Woerth, a réitéré le 24 juin dernier sa disponibilité sur ce sujet avec les syndicats, et ce après une première annonce sur le dispositif qui prévoyait une prise en compte uniquement pour les salariés qui auront une incapacité égale ou supérieure à 20 %. Selon les estimations du gouvernement, 10 000 personnes seraient concernées chaque année par ce dispositif. Les prochaines semaines devraient donc être décisives sur ce point qui reste toujours en discussion et où les regards convergent vers le secteur du BTP. Le 11 juin dernier, avant les premières annonces sur la réforme des retraites, Eric Woerth et Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi, ont ainsi rappelé la priorité donnée à l’amélioration des conditions de travail dans le secteur du BTP, lors de leur visite sur un chantier Semapa (Société d’économie mixte de la ville de Paris) dans le XIIIe arrondissement de Paris. L’entreprise Eiffage Travaux Publics a présenté ses différentes solutions d’amélioration des conditions de travail, de gestion des seniors et de tutorat pour les plus jeunes.
Selon un sondage Ifop/Fiducial, 94 % des patrons de TPE se disent favorables à la prise en compte de la pénibilité dans le départ à la retraite. Reste toujours la question délicate du financement. Le gouvernement souhaite que celui-ci soit assuré par la branche accidents du travail et maladies professionnelles de la Sécurité sociale.
Le gouvernement a choisi un chantier parisien pour voir les solutions proposées par les entreprises en matière de gestion des seniors et plus globalement d’amélioration des conditions de travail.
Crédit : G Tordjman/Eiffage Travaux Publics