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20 000 affections psychiques reconnues au titre des accidents du travail

Hélène Barquero - Mise à jour le 01/02/2018 16:02

La direction risques professionnels (DRP) de l’Assurance maladie a publié, le 16 janvier dernier, son rapport Santé travail : enjeux & actions. Il apparaît que pas moins de 20 000 cas de maladies psychiques ont été reconnus en accidents de travail.

Les affections psychiques représentent 3,2 % des accidents du travail.

L’ampleur des risques psychosociaux au travail est pointée par la DRP de l’Assurance maladie dans un rapport publié en janvier dernier . Elle estime qu’aux 10 000 affections psychiques reconnues comme accident du travail en 2016 il faut rajouter 10 000 déclarations d’accidents du travail remplies par les employeurs et dont les circonstances décrites s’apparentent à des risques psychosociaux. « Ce sont quelque 10 000 cas supplémentaires qu’il faut ajouter à ce décompte, soit au total 20 000 AT représentant 3,2 % des accidents du travail ».  Un chiffre sans commune mesure avec les 596 cas d’affections psychiques indemnisés par la Sécurité sociale au titre des maladies professionnelles (MP).

Les associations de victimes ont donc adapté leur stratégie. « Nous obtenons plus facilement une reconnaissance en accident du travail qu’en maladie professionnelle, même s’il faut prouver un événement soudain ou une succession d’événements avec un élément déclencheur tel qu’un entretien annuel d’évaluation ou un échange brutal avec un supérieur ou collègue. De ce fait, nous privilégions cet axe de défense », explique Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fédération nationale des accidentés du travail et des handicapés (Fnath).

Depuis 2012, les demandes de reconnaissance des affections psychiques sont passées de 200 à 1 100 et devraientavoisiner 1 500 en 2017, selon le rapport. La DRP admet avoir validé 70 % des demandes de reconnaissance en AT, contre seulement 50 % de celles en MP dont les critères sont souvent inatteignables. Une proposition de loi sur le burn-out avait été déposée le 20 décembre 2017 par François Ruffin (La France insoumise) afin de faire reconnaître comme maladies professionnelles les pathologies psychiques résultant de l’épuisement professionnel. Elle vient d’être rejetée ce jeudi 1er février 2018 à l’Assemblée nationale. Toutefois, le secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement a jugé « essentiel de travailler sur la qualité de vie au travail ». Une mission globale sur la santé au travail doit déboucher sur un rapport fin avril.



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