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Les entreprises artisanales du BTP prennent le virage du numérique

- Mise à jour le 13/05/2019 10:30

Une récente étude s’est penchée sur l’utilisation des outils numériques et des matériels innovants dans les entreprises artisanales du BTP, adhérentes à la Capeb et à la CNATP. Cette étude révèle que 44% des artisans ont recours à un outil en ligne pour effectuer leur évaluation des risques. Ces derniers déclarent également une certaine appétence pour les outils de réalisation virtuelle et la formation en ligne.

Artisan utilisant un téléphone portable

 

Le digital, ce n’est pas que pour les grandes entreprises. En témoignent les résultats d’une étude consacrée à l’utilisation des outils numériques et des matériels et équipements innovants dans les entreprises artisanales du BTP. L’enquête, menée par la Capeb, la CNATP, l’Iris-ST et l’OPPBTP*, a ciblé les entreprises adhérentes à la Capeb et à la CNATP.

Chiffres clés - Artisans et numérique

Iris-ST- Artisanat du BTP - Enquête nationale 2018

 
Cette étude montre en effet que les chefs d’entreprise artisanale du panel ont recours aux nouvelles technologies et outils numériques qui facilitent la gestion de l’entreprise au quotidien. C’est notamment le cas lorsqu’il s’agit d’évaluer des risques professionnels car parmi les artisans interrogés :

  • 44% utilisent un outil en ligne pour réaliser leur évaluation des risques ;
  • 49% sont intéressés par des applications clé en main pour les aider à sensibiliser leurs salariés.

Zoom sur les outils proposés par l’OPPBTP

39% des entreprises interrogées utilisent « MonDocUnique Plus » , l’outil regroupant évaluation des risques et plan d’action pour 23 métiers.

7% des entreprises du panel utilisent « MonDocUnique Prem’s » . Sorti en 2018, cet outil est spécifiquement dédié aux TPE.

Formations en ligne et réalité virtuelle

Les chefs d’entreprise artisanale ne sont néanmoins que 8% à avoir suivi ou fait suivre à leurs salariés une formation en ligne principalement dans les domaines de la gestion de l’entreprise ou de la sécurité. « Si ce chiffre peut s’expliquer par une offre de formation en ligne encore trop peu déployée, pour autant la moitié de ces chefs d’entreprise aimeraient le faire, preuve d’un intérêt grandissant des artisans pour cette nouvelle façon d’acquérir des connaissances et compétences », note l’étude. Parmi eux, 65 % privilégient la santé et la sécurité au travail, suivie de la technique métier (58 %) et de la gestion (49 %).

L’enquête dévoile également une appétence certaine des artisans pour les formations faisant appel à la réalité virtuelle et augmentée. En effet, 31% d’entre eux estiment que l’utilisation de ces nouvelles techniques serait un plus pour suivre des formations en santé et sécurité au travail. « Ces technologies, encore peu utilisées dans la formation professionnelle continue, pourraient être un atout pour améliorer le suivi des formations, en abordant des thématiques sécurité en condition réelle de travail sur chantier (détection de situations dangereuses, apprentissage des gestes de sécurité, mise en place des éléments de sécurité sur engins, véhicules et matériels) », selon les auteurs de l’étude.

Un attrait pour les matériels innovants

Les objets connectés se développent sur les chantiers et permettent notamment de prévenir les risques professionnels. Les artisans du BTP sont conscients de cet atout puisque presque la moitié des interrogés sont intéressés par les EPI et les balisages connectés (46%).

Ils souhaitent les utiliser à plusieurs fins, notamment :

  • favoriser les bonnes postures de travail (78%) ;
  • alerter en cas de chute ou malaise (72%) ;
  • limiter une zone dangereuse (49%) ;
  • réduire le risque de heurts avec un engin (41%). 

En cours de déploiement dans le secteur, les exosquelettes représentent également un attrait pour presque un tiers des chefs d’entreprise artisanale (31%) parce que cette technologie contribue à limiter le port de charges lourdes et à garder les bonnes postures.

Enfin, 38% des artisans souhaiteraient se servir de drones afin de réaliser des devis concernant des travaux de hauteur. À noter que parmi les artisans ne souhaitant pas utiliser cet équipement, 57% indiquent qu’il n’est pas adapté à leur activité.

*L’enquête a été réalisée auprès des entreprises artisanales adhérentes Capeb et CNATP durant le mois de novembre 2018 via un e-mailing et se base sur les réponses de 702 personnes.



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