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Plan santé au travail : le BTP, témoin des progrès de la culture prévention

- Mise à jour le 06/02/2019 17:45

À l’occasion d’un point d’étape sur la mise en œuvre du troisième plan santé au travail (PST 3), organisé par le ministère du Travail le 5 février, une table ronde consacrée à la culture de prévention a mis à l’honneur la profession du BTP. Illustrations avec les témoignages de l’OPPBTP et d’Eiffage Infrastructures.

Table-ronde sur la prévention Plan santé travail 3

 

« Comment faire progresser la culture de prévention en entreprise ? » C’était l’une des questions posées au cours d’une table ronde organisée lors du bilan d’étape du troisième plan santé au Travail (PST 3), le 5 février. Si toute démarche de prévention passe d’abord par l’évaluation des risques et la réalisation du document unique (DU), des lacunes sont criantes s’agissant du déploiement de plans d’action. Dans une étude publiée par l’OPPBTP en 2016, auprès de 1103 entreprises, dont 90% avaient moins de dix salariés, 82% des entreprises affirmaient avoir réalisé leur document unique, mais seulement 44% l’avaient accompagné d’un plan d’action. Et celles qui n’avaient pas mis en place leur DU signalaient d’abord le manque de temps et des difficultés pour effectuer la démarche.

Deux outils digitaux lancés par l’OPPBTP

« Nous avons donc saisi les opportunités du digital pour concevoir un outil simple répondant aux besoins spécifiques des TPE », a rappelé Paul Duphil, secrétaire général de l’OPPBTP. Il y a un an, deux outils étaient lancés par l’OPPBTP. Le premier, monDOCunique Prem’s , permet aux TPE de réaliser leur document unique et leur plan d’action en quelques clics, couplé à un accompagnement sur deux ans afin de faire vivre les actions programmées. Le second est un service d’assistance en ligne, PréventionBTP en direct , qui donne accès à plus de 500 questions-réponses, un chat, une assistance téléphonique et, si besoin, exceptionnellement, à une assistance sur le terrain.

L’OPPBTP dénombre près de 70 000 profils utilisateurs de l’ensemble de ses outils digitaux d’évaluation des risques et près de 47 000 évaluations des risques réalisées. En un an, 4 300 entreprises ont créé leur DU et un plan d’action grâce à monDOCunique Prem’s.

Objectif 100% sécurité chez Eiffage Infrastructures

De son côté, Erick Lemonnier, directeur de la prévention d’Eiffage Infrastructures, a expliqué comment son entreprise a fait évoluer son approche de la prévention des risques : « Nous nous sommes posé cette question : c’est quoi la performance en matière de sécurité ? Et notre réponse n’était pas si évidente. Nous étions très centrés sur la sinistralité, et donc sur les échecs… Ce n’est pas très enthousiasmant pour les collaborateurs et les managers. » L’entreprise, qui affichait un objectif zéro accident a décidé de s’orienter vers un objectif beaucoup plus attractif et positif : 100% sécurité pour les collaborateurs. « Centrons-nous sur ce que nous voulons : la sécurité, un confort et des bienfaits pour nos collaborateurs », affirme Erick Lemonnier.

C’est de cette réflexion qu’est née, il y a deux ans et demi,  l’application Safety Force . Un outil simple, laissé à la libre utilisation des collaborateurs et permettant de constater des dysfonctionnements, des écarts, de faire remonter des presqu’accidents et des bonnes pratiques de terrain.

5 000 bonnes pratiques partagées

Résultats : pour l’exercice 2018, 27 896 risques ont été régulés sur plus de 30 000 chantiers par an, 19 480 analyses de situations de performance ont été effectuées par les collaborateurs et partenaires de l’entreprise et 5 000 bonnes pratiques et innovations ont été partagées par les collaborateurs sur l’application. Ce sont aussi quasiment 1200 alertes qui ont été calculées par un algorithme intégré afin de pouvoir faire des prédictions de survenance d’accident grâce aux données publiées sur l’application. Et, in fine, Eiffage a constaté une diminution de 44 % de la sinistralité.

Un résultat « très encourageant » pour Erick Lemonnier, qui incite les collaborateurs à partager leurs données sur l’application, dans une logique préventive, et non pas de sanction. Un outil au service d’une culture positive de la prévention.



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