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Mieux protéger les travailleurs des agents cancérigènes

- Mise à jour le 11/12/2018 11:30

Un accord sur une nouvelle révision de la directive relative à la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes au travail a été trouvé le 11 octobre dernier. En Europe, plus de 20 millions de travailleurs, dont ceux du secteur du bâtiment, bénéficieront de cette amélioration. 

Travailleur sur un chantier portant un masque

 

Le Parlement européen et le Conseil sont parvenus, le 11 octobre dernier, à un accord sur la deuxième révision de la directive 2004/37/CE concernant la protection des travailleurs contre les risques liés à l’exposition à des agents cancérigènes ou mutagènes au travail. « Grâce à cet accord, huit autres substances cancérigènes seront couvertes par la directive et soumises à des valeurs limite d’exposition, dont les gaz d’échappement des moteurs diesel. Nous pouvons être fiers de cet accord, qui évitera plus de 100 000 décès dus au cancer au cours des 50 prochaines années », a déclaré la présidente de la commission de l’Emploi au Parlement, Marita Ulvskog. Le risque de cancer pour les travailleurs est la principale cause de décès liés au travail dans l’Union européenne.

Plus de 20 millions de travailleurs bénéficiaires

« Cet accord permettra d’assurer une meilleure protection à plus de 20 millions de travailleurs en Europe », a souligné la commissaire pour l’emploi Marianne Thyssen. « Les travailleurs dans les secteurs des produits chimiques, des métaux et de l’industrie automobile, les conducteurs professionnels, les ouvriers du bâtiment et les travailleurs dans le secteur du stockage en seront notamment les bénéficiaires ». Selon elle, le texte aidera également les petites et micro-entreprises à se conformer aux règles de santé et de sécurité.

Limites d’exposition : des disparités selon les pays

L’accord sera soumis au Comité des représentants permanents du Conseil (Coreper) pour approbation. Une fois que les représentants permanents des États membres confirmeront l’accord, il sera soumis à un vote du Parlement européen en plénière. Si la majorité des États membres disposent de leurs propres limites d’exposition pour de nombreux produits chimiques cancérigènes, certains États membres sont moins stricts. Les travailleurs ne bénéficient donc pas d’une protection égale et il n’existe pas de conditions de concurrence équitables pour les entreprises, souligne la commission.



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