Burn-out : plus de 15% des dirigeants du BTP menacés
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Burn-out : plus de 15% des dirigeants du BTP menacés

- Mise à jour le 11/06/2018 17:00

Une récente étude menée par l’observatoire Amarok montre que les dirigeants du BTP ne sont pas à l’abri du risque d’épuisement professionnel. D’où l’intérêt pour eux d’écouter les signaux d’alerte et d’être vigilants à l’égard du technostress.

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Si 83,7% des dirigeants du BTP ne présentent pas ou peu de risques de burn-out, 16,4% d’entre eux sont confrontés à ce risque, dont 11,6% à un niveau plutôt fort, et 4,8% à un niveau fort ou très fort. Une proportion à ne pas négliger.

Ces résultats sont issus d’une récente étude* sur la santé des dirigeants du BTP, menée par l’observatoire Amarok, association spécialisée dans la santé physique et mentale des travailleurs non-salariés (TNS) et des dirigeants de PME. 317 dirigeants de PME du BTP ont été interrogés, grâce au partenariat établi avec la FFB, BTP Banque, l’OPPBTP, PROBTP et la SMABTP.

L’étude révèle également que les femmes chefs d’entreprise ont un risque moyen d’épuisement professionnel bien supérieur à celui des hommes : 26,3% contre 13,8%. Mais aucune différence n’est à signaler selon la taille de l’entreprise et l’âge des répondants.
Amarok explore aussi les émotions positives ou négatives ressenties au quotidien et qui déterminent en grande partie le bien-être. Ainsi, 19,9% des dirigeants présentent un inconfort émotionnel plutôt fort, et pour 9,5% cet inconfort est même fort, voire très fort. Un état qui va les porter vers une « affectivité négative », et par conséquent est associé au risque de burn-out.

Autre enseignement, de tous les stresseurs (surcharge d’information, contraintes de temps, surcharge de travail, adaptabilité professionnelle, conciliation travail-famille…), c’est le conflit pouvant survenir entre la gestion des technologies de l'information et de la communication (TIC) et la réalisation des autres tâches professionnelles qui est le plus fortement lié au risque de burn-out. Les dirigeants du BTP doivent donc être vigilants face au technostress et écouter les signaux d’alerte envoyés par leur corps.

Interrogés sur l’opportunité d’une plate-forme d’écoute psychologique, qui pourrait les aider en cas de détresse, les répondants sont très partagés : 47,1% indiquant qu’ils ne l’utiliseraient pas, 42,8% qu’ils y seraient enclins, et 10,2% restant indécis. Mais parmi les répondants en risque élevé de burn-out, 60,6% sont favorables à cette solution.

* L’étude a été réalisée entre janvier 2015 et janvier 2017 et diffusée au printemps 2018.



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