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Risques professionnels : les intérimaires en première ligne

- Mise à jour le 24/10/2018 11:00

Selon la Dares, les intérimaires sont plus exposés aux risques physiques que les ouvriers. Face au risque chimique, les informations manquent.

Deux opérateurs sur un chantier

 

Les ouvriers intérimaires plus exposés aux risques professionnels que l’ensemble des ouvriers

C’est ce que la Dares a analysé dans une étude publiée en octobre dernier. Sans surprise, les ouvriers intérimaires sont très fortement exposés à des contraintes physiques dans leur travail : ils sont 22 % à manipuler des charges lourdes plus de 20 heures par semaine, contre 12 % pour l’ensemble des ouvriers. Toutefois, les seules expositions physiques plus présentes pour les ouvriers intérimaires sont le travail répétitif plus de dix heures par semaine (29 % sont concernés contre 21 % pour l’ensemble), ainsi que les vibrations des membres supérieurs (bras, épaules) qui concernent 7 % des ouvriers intérimaires, contre 6 %, ces différences étant significatives toutes choses égales par ailleurs.

Risque chimique : nécessité d’un meilleur suivi des intérimaires

La situation s’avère la plus préoccupante au sujet des risques chimiques : la prévention est jugée insuffisante pour 34 % de l’ensemble des ouvriers exposés. Ce chiffre équivaut quasiment à la même proportion que les intérimaires (35 %) mais dans ce dernier cas, les médecins du travail disent beaucoup plus souvent ne pas pouvoir donner d’avis sur la qualité de la prévention (34 % pour les ouvriers intérimaires contre 14 % pour l’ensemble). « Les médecins du travail ont du mal à renseigner un certain nombre d’items concernant les ouvriers intérimaires, souligne Thomas Coutrot, chef du département des conditions de travail et de santé à la Dares. De plus, s’ils sont censés recevoir les intérimaires à chaque prise de poste, en pratique, c’est loin d’être le cas. » Par ailleurs, les médecins du travail sont plus nombreux à juger la qualité de la prévention mauvaise ou très mauvaise pour les ouvriers intérimaires.

Une protection insuffisante face aux agents cancérogènes

Lorsqu’ils sont exposés à un agent cancérogène, les ouvriers intérimaires ne disposent d’une double protection (individuelle et collective) que dans 18 % des cas (contre 28 % pour l’ensemble des ouvriers). En revanche, pour 50 % d’entre eux (contre 32 %), aucune protection individuelle ou collective n’est signalée par les médecins du travail. « Ces constats soulignent la nécessité d’une meilleure organisation du suivi des salariés intérimaires, notamment en ce qui concerne les risques chimiques. »



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