Dès l’amont du projet, afin d’éviter ces désagréments et les coûts inhérents à leur résolution durant l’exploitation de l’ouvrage, le maître d’ouvrage envoie désormais à ses différents conseils (Moe, CSPS, bureau de contrôle, etc), les informations qui permettent à chacun de formuler remarques et propositions. La démarche de prévention est collective et optimisée durant le chantier comme durant toute la vie de l’ouvrage. Ces échanges d’information et réunions sont une déclinaison opérationnelle et performante des modalités pratiques de coopération souvent trop généralistes et peu mises en œuvre. « Les CSPS ont des milliers de chantiers à gérer, observe Sonia Geiss. Lorsqu’ils viennent en réunion et qu’on leur présente le projet, cela est plus marquant pour eux. »
Magali Millon constate que depuis que ce travail de concertation en amont est réalisé (environ depuis quatre ans), les suggestions des CSPS sont plus pragmatiques et ont une réelle plus-value. Le PGCSPS cible davantage les points critiques ou situations dont les entreprises doivent tenir compte dans l’élaboration de leur PPSPS et donc l’organisation de leurs interventions, la rédaction de leurs modes opératoires, la communication à leurs équipes, etc. C’est toute la chaîne de conception puis de production de l’ouvrage qui bénéficie de ce changement de pratique.