La surveillance dosimétrique individuelle (SDI) permet d’évaluer les doses de rayonnements ionisants reçues par les travailleurs afin de vérifier le respect des valeurs limites d’exposition et d’adapter les mesures de prévention. Elle est obligatoire pour les travailleurs classés A ou B, ceux exposés au radon au-delà des seuils réglementaires et certains intervenants en situation d’urgence radiologique.
La surveillance peut être externe (dosimètres à lecture différée), interne (analyses radio toxicologiques prescrits par le médecin du travail) et, lorsque nécessaire, opérationnelle au moyen de dosimètres électroniques mesurant l’exposition en temps réel.
L’employeur organise cette surveillance, choisit les dispositifs adaptés et veille à leur utilisation. Les résultats sont centralisés dans le système d'information et de surveillance de l'exposition aux rayonnements ionisants (SISERI), assurant leur conservation et leur mise à disposition. En outre, les travailleurs ont accès à leurs résultats. Le médecin du travail, le conseiller en radioprotection et les autorités de contrôle y accèdent également dans le cadre de leurs missions, sous réserve du respect du secret professionnel et de la confidentialité.
Enfin, l’employeur présente chaque année au comité social et économique (CSE) un bilan statistique anonymisé de la surveillance dosimétrique.