Le recours au travail à temps partiel dans le secteur du bâtiment et des travaux publics doit être encadré afin de préserver la santé et la sécurité des salariés. L’employeur veille à organiser les horaires de manière prévisible, en respectant un délai de prévenance suffisant en cas de modification, afin de limiter les risques liés à la désorganisation, à la fatigue ou aux déplacements fréquents. Il s’assure également que les heures complémentaires n’entraînent pas une charge de travail excessive ni un dépassement des durées légales, facteurs de risques d’accidents.
Une attention particulière doit être portée à l’aménagement des journées de travail : la durée minimale d’activité continue et la limitation des interruptions (au maximum deux par jour, sauf accord collectif) contribuent à réduire la pénibilité et les risques liés aux reprises d’activité répétées sur chantier. Par ailleurs, les salariés à temps partiel doivent bénéficier des mêmes droits que les salariés à temps complet, notamment en matière d’accès à la formation à la sécurité, essentielle dans un secteur à forte sinistralité.
Enfin, l’employeur doit favoriser les mobilités entre temps partiel et temps complet en fonction des besoins des salariés et des postes disponibles, afin de garantir une organisation du travail stable et adaptée, participant à une meilleure prévention des risques professionnels.