Les maladies professionnelles ou à caractère professionnel se distinguent des accidents du travail par leur caractère progressif, résultant d’une exposition prolongée à un risque, tels que les poussières, agents chimiques, gestes répétitifs, postures contraignantes.... Elles peuvent apparaître plusieurs années après l’exposition.
Certaines pathologies, comme les affections liées à l’inhalation de silice, d’amiante ou de fumées métalliques (pneumoconioses, broncho-pneumopathies), font l’objet de tableaux spécifiques de maladies professionnelles et sont présumées d’origine professionnelle si les conditions décrites sont remplies. À défaut que toutes les conditions soient remplies, une reconnaissance reste possible via une procédure complémentaire devant un comité spécialisé, sous réserve de prouver le lien direct avec le travail.
Pour les entreprises du BTP, fortement exposées à ces risques invisibles mais graves, l’enjeu est avant tout préventif : identification et traçabilité des expositions, mise en œuvre de protections collectives et individuelles, suivi médical renforcé, et maintien d’une vigilance même après la fin d’activité grâce à la surveillance post-professionnelle.