Ces nanomatériaux sont déjà à l'œuvre dans nos vies quotidiennes, mais particulièrement dans le BTP : nanotube de carbone, dioxyde de titane, oxyde de zinc, ou encore nanoparticule de cuivre… « On retrouve ces composants dans des bétons ou des verres, des peintures ou des plastiques », poursuit Marc Malenfer. Or à l’heure actuelle, aucune réglementation ne cadre leur utilisation et donc aucun étiquetage n’est présent sur les produits, ce qui constitue « un risque chimique pour l’opérateur, pas forcément lorsque le matériau est inerte, comme lors de la pose, mais lorsque les nanoparticules sont dégagées sous forme de composés volatils : séchage d’une peinture, découpe d’un plastique, perçage d’un béton… »
Pour mieux connaître ces potentiels risques, une étude épidémiologique « Epi-Nano BTP », regroupant plusieurs pôles de recherche, portée par Santé Publique France, vise à suivre une population exposée aux nanoparticules et surveiller l’apparition d’éventuels effets sur leur santé. En attendant de déterminer plus précisément le niveau de risque, c’est le principe de précaution qui s’impose, et donc la réglementation en matière de prévention des risques chimiques qui s’applique.