Une équipe de scaphandriers doit intervenir sur une vanne défaillante dans une centrale hydroélectrique. Après une première plongée exploratoire, l'opérateur signale que la vanne principale est, selon lui, encore ouverte. En accord avec le personnel d'exploitation, les salariés se relaient pour fermer manuellement la vanne jusqu'au blocage de la manivelle. L'indicateur de fermeture de la vanne est défectueux et le personnel de la centrale précise qu'il y a certainement une fuite encore importante. Le chef d'opérations hyperbares (COH) décide de maintenir la plongée en indiquant au scaphandrier de descendre doucement le long de la tige de déplacement de la vanne. Brusquement, le scaphandrier crie « je suis aspiré », et la liaison phonique cesse. Le COH et son aide tirent sur le narguilé qui se rompt. Dans l'impossibilité de faire intervenir immédiatement les secours, le corps du scaphandrier décédé sera récupéré douze heures plus tard. Cédric Parodi avec le SNETI*
*Syndicat national des entrepreneurs de travaux immergés
Fiche parue dans PréventionBTP n°266-Octobre 2022.