Au printemps 2024, le centre aquatique sera relié au Stade de France par un franchissement piéton assurant une continuité urbaine dans ce quartier de Saint-Denis, au nord de Paris, en plein bouleversement. À côté du Village olympique, ce chantier du centre aquatique et de sa passerelle occupe une partie de la future ZAC de la Plaine Saulnier, dont l’aménagement est prévu dans un second temps. Cette phase dite Héritage débutera en 2025. L’équipement, conçu pour recevoir les compétitions de natation artistique, de waterpolo et de plongeon, sera alors reconfiguré en « lieu de rencontres et de pratique du sport accessible à tous. »
Centre aquatique de Saint-Denis et sa passerelle : la sécurité, un impératif
D’ici là, en cet été 2022, les travaux battent leur plein. Le groupement piloté par Bouygues Bâtiment Ile-de-France est en charge de la conception, construction et exploitation de l’ouvrage. Côté centre aquatique, le socle en béton est coiffé d’une charpente en bois et d’une toiture concave équipée de 6 000 m2 de panneaux photovoltaïques. Le tout forme une arena en fer à cheval d’une capacité de 6 000 places en configuration JO. Depuis le mois d’août, le franchissement métallique surplombe l’autoroute A1 (lire p. 18). Deux chantiers, donc, sur deux zones distinctes, pour une seule mission et de multiples problématiques. « Le planning, immuable, est certes contraignant, mais nous savons à quoi nous en tenir, explique Mathieu Tommy-Martin, directeur du projet pour Bouygues Bâtiment Ile-de-France. Le délai est la priorité de notre client, accompagné de la qualité qu’il convient de respecter. Quant à la sécurité, elle est hors catégorie. » On ne transige pas avec la prévention.
La délimitation des zones de travail
L’intégration du chantier dans la zone a été soignée. L’aménagement extérieur de la voirie permet de minimiser l’impact des travaux sur la circulation, très dense. Dans l’enceinte, la délimitation des zones de travail participe à la gestion de la coactivité. Tant en termes techniques que de prévention, le levage de pièces complexes fait partie des opérations sensibles. À l’aide de grues mobiles, deux poteaux en bois de 20 tonnes sont positionnés chaque semaine sur lesquels viennent reposer des traverses de 90 mètres de long. Des zones sont dédiées à l’entreprise Mathis (charpente bois) pour éviter la superposition des tâches. Pour donner un peu d’air au chantier, la Métropole de Grand Paris a aussi mis à disposition des zones dédiées à la base vie, à l’approvisionnement des pièces constitutives de la passerelle et à son assemblage avant ripage.