En résumé

    • Ce chantier à grande échelle fait intervenir une multitude d’entreprises et d’engins.
    • Les responsables QSE coordonnent leurs actions. 

    Photo : 252 Chantier Bouygues Calais

    Crédit photo : Frédéric Vielcanet

    La première usine de fabrication d’éoliennes offshore intégrant la production de pales et l’assemblage des nacelles s’ancre au port du Havre. Sur 36 hectares, la société Siemens Gamesa Renewable Energy (SGRE) construit une unité qui équipera cinq des six projets de parcs éoliens offshore programmés dans l’Hexagone.

    Le groupement Gessem réalise les deux bâtiments principaux (B1 et B2). Le B1, de 500 mètres de long sur 120 mètres de large, est séparé en deux : une partie nacelles et une partie dédiée aux pales. Le B2, de 150 mètres sur 120 mètres, inclut l’atelier de mise en peinture. Dans la continuité, un quai de chargement-déchargement et la partie stockage sont sous maîtrise d’ouvrage du Grand Port du Havre.

    Un planning géré à partir du BIM

    Après une phase d’amélioration de sol et de fondations profondes (pose de 2 000 pieux et inclusions rigides), la construction progresse à grands pas. « Terrassement et voiries, réseaux, clos couvert et charpente métallique, tout se fait de façon simultanée, explique Mohamed Kheroua de la société Arcadis, assistant à maîtrise d’ouvrage sur la partie hygiène, sécurité et environnement (HSE). Avec le concours du BIM, nous élaborons un planning glissant sur trois semaines incluant l’affectation des entreprises et des zones de stockage. »

    Les cheminements, point crucial

    Sur ce site gigantesque, où évolue une multitude d’engins, la réflexion sur la séparation des flux et la prévention des collisions, accrochages ou heurts avec piéton, est un point fort et une priorité. La vitesse est limitée à 30 km/heure. Différents types de cheminements ont été aménagés depuis le marquage au sol sur le parking jusqu’aux chaînettes sur le chantier. Autant que possible, les circulations piétonnes sont excentrées et séparées de celles des véhicules par des zones de stockage.

    Ressources humaines et concertation

    Pour remédier à l’effet de taille, le chantier se singularise aussi par ses moyens humains. Deux personnes sont dédiées à la logistique. Quant aux services QSE de la maîtrise d’ouvrage, des entreprises et du groupement Gessem, ils partagent les remontées d’information du terrain et travaillent en concertation à la résolution des situations à risques. Gestion de la Covid-19, aménagement de la base vie et d’installations sanitaires annexes sur le chantier ou prises de poste et quarts d’heure sécurité animés sur la base du PIC en 3D, c’est tout un dispositif alliant l’humain, l’organisation et la technique qui est déployé sur ce chantier.

    ❛❛ C’est tout un dispositif alliant l’humain, l’organisation et la technique qui est déployé sur ce chantier. ❜❜

    Un réseau HSE sur site, au bénéfice de l’efficacité et de la sécurité

    À la demande du maître d’ouvrage, des représentants HSE de chaque entreprise et du groupement Gessem sont constamment présents sur site et coordonnent leurs actions avec l’assistant à maîtrise d’ouvrage lors de réunions hebdomadaires.

    « Selon les effectifs en activité sur le chantier, un responsable QSE de chaque entreprise est présent en permanence sur le chantier ou s’y déplace une à deux fois par semaine, explique Geoffrey Dehlinger, responsable QHSE du groupement Gessem pour GTM Normandie Centre. Chaque entreprise reste responsable de la gestion de sa propre sécurité, mais grâce à la structure HSE mise en place nous capitalisons sur l’échange d’informations au sein du groupement. »

    En tant qu’entreprise mandataire, GTM Normandie Centre dispose d’une équipe permanente de quatre personnes en charge de la sécurité, une qui accompagne les entreprises de gros œuvre, deux pour la charpente métallique, corps d’état technique et secondaire, plus un animateur en permanence sur le terrain. Cette équipe centralise les difficultés rencontrées par les entreprises du groupement et les partage avec Arcadis et le coordonnateur SPS à l’occasion d’une réunion hebdomadaire.

    « Sur ce chantier qui évolue en permanence, l’engagement de la maîtrise d’ouvrage pour la présence sur site de responsables QSE est un gage d’efficacité et de sécurité, estime Dominique Morin, le coordonnateur CSPS. L’assistance à maîtrise d’ouvrage porte un regard objectif sur les situations à risques, sans pression sur la production, et peut intervenir directement pour procéder à des recadrages. »

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