En pleine reconversion urbaine, l’esplanade Charles de Gaulle aura d’ici à 2026 une nouvelle allure. En plein cœur de la ville d’Épernay, le projet prévoit des logements, un hôtel et un parking souterrain de quatre cents places. Cette dernière opération permet de libérer suffisamment d’espace en surface pour créer un grand parc urbain. Pour limiter l’emprise au sol du parking, la mairie a fait le choix d’une infrastructure de type hélicoïdal à six niveaux. Le marché a été attribué en conception-réalisation à un groupement d’entreprises composé, entre autres, de BEC Construction Champagne et Sefi-Intrafor.
Six puits de pompage
« La densité urbaine, trafic automobile, riverains, scolaires, et la coactivité avec les projets connexes sont les principales contraintes de ce chantier », explique Héloïse
Hemmerlé-Pinto, cheffe de projet chez BEC Construction Champagne. En février dernier, six puits ont été réalisés pour permettre le pompage de la nappe phréatique située à une dizaine de mètres de profondeur. Les 720 000 m3 d’eau extraites du sol vont rejoindre la Marne via un circuit de canalisations. Puis viendra le terrassement de l’intérieur de l’ouvrage : 58 000 m3 excavés en trois mois à raison de soixante camions par jour.
Prévenir les risques de chute
Avant cela, la phase de soutènement et de fondation aura duré six mois. L’enceinte circulaire de 52 mètres de diamètre, qui constitue la structure de l’ouvrage, est décomposée en vingt-quatre panneaux de paroi moulée relativement étanche et profonde d’environ 35 mètres. Sur ce chantier, l’activité intense mais rigoureusement organisée conserve sa fluidité. L’installation de cette phase de travaux a duré un mois à elle seule. Deux chefs de chantier encadrent la vingtaine de compagnons répartis sur les différents ateliers. Accueil sécurité et protections collectives font partie du dispositif de prévention. « La vigilance est accrue en phase de bétonnage, pour prévenir les risques de chute de hauteur, de chute de plain-pied ou les heurts avec véhicules », commente Samia Mounir, ingénieur travaux principal chez Sefi-Intrafor. À l’entrée du chantier, l’homme trafic gère un flux toujours aussi soutenu de camions. Conjugués avec le lancement des chantiers voisins, le début des travaux de la structure intérieure puis la venue des corps d’états secondaires sont de nouveaux défis à relever.