Dix ans après sa fermeture, la ligne ferroviaire Montréjeau-Luchon, qui rouvrira ce printemps, va rétablir la liaison ferroviaire entre Toulouse et les Pyrénées. Le chantier, lancé en juillet dernier sous maîtrise d’ouvrage de la région Occitanie, a progressé à bonne allure malgré les contraintes environnementales. L’ancienne voie ayant été déposée et les abords déboisés, TSO (filiale du groupe NGE) a pris possession d’une plate-forme mise à nu pour réaliser des travaux multimétier associant travaux publics (terrassement, purge, création de la plate-forme), génie civil (fondations, confortement de parois, tunnels et ponts) et ferroviaire (pose de la voie et signalisation).
Un planning de travaux au jour le jour
Affiché dans les bureaux de la base vie principale, située à mi-parcours, le planning, qui déroule les huit mois de travaux (livraison en mars 2025), donne une idée de la complexité de l’organisation. Les 34 kilomètres du parcours ont été découpés en trois tronçons sur lesquels ont débuté, en simultané, les travaux en mode routier, rapidement rejoints par le ferroviaire. Spécialisée dans la sécurité ferroviaire, la société Sages Rail (TSO) programme quotidiennement l’avancée des différents chantiers (nature des travaux, horaires, points kilométriques) et désigne les responsables chargés de prévenir les risques. Qui se rend sur quelle zone, sur lequel des vingt-six passages à niveau (PN), pour y faire quoi, le matin ou l'après-midi… ? Le planning, envoyé la veille aux équipes, tient compte de la coactivité ainsi que des déplacements des pelles rail-route et des trains-travaux qui, difficulté supplémentaire, évoluent sur la voie unique du tracé.
Circuler en autonomie sur le chantier
« Toute personne accédant au chantier suit obligatoirement un accueil sécurité organisé par Sages Rail sur la base d’un livret qui contient toutes les informations relatives au chantier, son fonctionnement, son organisation, les risques…, explique Camille Delsol, responsable QSE chez NGE Midi-Pyrénées. Le but de cet accueil, illustré par une vidéo et complété par un QCM, est de permettre à chacun de circuler en autonomie et en sécurité sur le chantier. » L’accent est mis sur le port des EPI, les règles de déplacement à pied dans les emprises, les moyens de communication radio, l’identification des engins ou la signalisation de chantier. En cas d’accident sur le parcours, un QR code permet aux compagnons comme aux pompiers de localiser l’accès le plus proche et les points de rassemblement et de secours (PRS).