Romain Mouillseaux, expert d'assistance conseil à l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS)
Comment connaître la concentration en radon d’un chantier?
Mesurer les niveaux de ce polluant est un vrai casse-tête, car les concentrations varient d’un moment à l’autre de la journée. La solution consiste à utiliser des détecteurs solides de traces nucléaires (DSTN). Ces petits équipements se placent dans la pièce à évaluer. Ils y restent au moins deux ou trois mois, de préférence en hiver, lorsque les niveaux sont les plus élevés. Le DSTN est ensuite envoyé au laboratoire pour analyse. Le coût – quelques dizaines d’euros – reste raisonnable.
La DGT annonce le développement d’un outil de calcul simplifié.
Pour quantifier le risque individuel, les experts de l’INRS et de l’IRSN (Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire, NDLR) travaillent à la mise au point d’un outil simplifié. En rentrant une série de paramètres (concentration dans l’air, type de lieu de travail, durée d’occupation du local…) l’outil calcule l’exposition individuelle du salarié. Si elle dépasse 6 mSv/an, des mesures de prévention spécifiques devront être prises.