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    Diverses études récentes, à commencer par une grande enquête menée par l’Anact en 2018, ont souligné la sous-évaluation des expositions aux risques professionnels chez les femmes. Si les accidents du travail restent deux fois plus fréquents chez les hommes (64 %) que chez les femmes (36 %), ils ont augmenté de 30,5 % entre 2001 et 2016, contre 29 % pour les hommes. Qui plus est, l’accidentologie est plus élevée chez les femmes dans certaines catégories, comme les ouvriers (44,4 AT par million d'heures travaillées versus 42,6 AT pour les hommes).

    Dans le BTP, où la population féminine, bien qu’en croissance constante, reste minoritaire (12,3 % en 2018 selon la FFB), le nombre d’AT touchant les femmes est passé de 754 en 2001 à 1 220, soit une augmentation de 42,8 %. La même tendance se retrouve pour les accidents de trajet et les maladies professionnelles.

    Impact du genre dans l'évaluation des risques

    Dans une déclaration du 4 septembre, le Coct rappelle que la loi du 4 août 2014 impose d’intégrer au DUERP « l’impact différencié de l’exposition au risque en fonction du sexe ». Le Coct suggère que la singularité homme-femme dans l’évaluation des risques soit retenue comme une action prioritaire dans le prochain plan santé au travail. Une note d’intention de l’Inserm de juillet 2019 en appelle aussi à développer les études sur l’impact du genre en santé au travail.

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