L’enquête montre que si plus d’un travailleur sur deux se plaint du bruit au travail (51 %), et si 76 % d’entre eux estiment que le bruit a un impact sur leur santé, seule une minorité a effectué des démarches pour s’en protéger (test auditif, EPI, demande de changement d’affectation…).
À noter toutefois l’effet des différentes campagnes menées dans les secteurs traditionnellement à risque : l'industrie, l'agriculture et le BTP sont plus enclins à prendre des mesures pour protéger l’audition. Tout juste plus de la moitié des travailleurs du BTP (51 %) affirment savoir comment réagir en cas de troubles auditifs consécutifs à une forte exposition sonore, contre 39 % dans l’administration ou les services.
Les employeurs sont également plus concernés dans ces secteurs pour réduire le bruit et les nuisances, en particulier par la mise à disposition de protections individuelles contre le bruit (PICB). Encore faut-il que ces protections soient réellement portées, souligne Sébastien Leroy, porte-parole de la JNA.
« Il y a une prise de conscience mais cela ne se traduit pas forcément dans les actes. Les PCIB doivent être adaptés à la personne, à la tâche, et, dans certains cas, être communicants. » Le coût d’une surdité professionnelle s’élève à 113 000 euros, selon Sébastien Leroy (source Cnam). L’association JNA propose aux entreprises des programmes pour valoriser les gains humains et financiers de la protection de l’audition.