Rappelons qu’en 2018, le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) a classé les fumées de soudage en tant que cancérogène pour l’Homme (groupe 1) sur la base de preuves suffisantes chez l’Homme pour les cancers du poumon et de preuves limitées pour le cancer du rein.
Des études postérieures ont conclu à des preuves suffisantes pour le cancer du larynx et à des preuves limitées pour les cancers de la cavité buccale et nasosinusiens.
Selon l’enquête Sumer 2017 conduite par le ministère du Travail, 126 700 salariés du secteur de la construction, sur 528 000 salariés au total (2,1 % des salariés français), sont exposés aux fumées de soudage d’éléments métalliques. La profession de soudeur n’est pas la seule concernée. De nombreux travailleurs peuvent être exposés à ces fumées tout au long de leur carrière sans que la soudure ne constitue leur activité principale. La construction, l’installation et la réparation de machines et d’équipements, la réparation de véhicules ou encore la métallurgie sont autant de secteurs d’activité concernés.