L’enquête note, en revanche, qu’il reste beaucoup à faire en matière d’appropriation, par les entreprises, du document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP), une pièce maîtresse de la réforme. En 2024, seules 16 % des entreprises ont transmis ce document à leur service de santé interentreprises. Un taux néanmoins multiplié par trois depuis 2022. On constate toutefois une hausse notable de la production de fiches d’entreprises qui est une aide à la préparation du DUERP. Les activités d’études et de conseils prennent également de l’ampleur dans les SPST : études de poste, études des conditions de travail, analyse des risques… Au total, les SPST déclarent 956 517 actions en milieu de travail pour la prévention des risques en 2024 soit + 17 % par rapport à 2022.
Autre élément notable de cette étude : le nombre global d’inaptitudes. En 2024, 149 549 inaptitudes ont été prononcées par les médecins du travail dans les SPST. Un nombre en progression de 11,3 % par rapport à 2022. Un peu moins de la moitié sont prononcées avec dispense de reclassement. Cette typologie tend à augmenter (+ 35 % depuis 2022). Les trois-quarts des inaptitudes sont délivrés à la suite d’une visite de reprise. Ces progressions doivent toutefois être relativisées en raison d’un taux de répondants supérieur en 2024, prévient le document.