Dans le BTP, le travail de nuit se retrouve dans de nombreuses situations : les travaux décalés pour éviter la coactivité (sur site industriel ou commercial…), les livraisons ou les déplacements d’engins en horaire décalé sur chantier, les travaux routiers ou de voirie, les ateliers de fabrication d’éléments de construction, les postes organisés sous astreinte, etc.t
Selon le Code du travail, un salarié est un travailleur de nuit s’il effectue au moins 3 heures de son temps de travail habituel entre 21 heures et 6 heures, au moins 2 fois par semaine. Une convention, un accord collectif de travail étendu ou un accord d'entreprise peut modifier cette définition. Les conventions collectives du bâtiment et des travaux publics précisent notamment ces notions. La convention collective nationale des Etam de travaux publics du 12 juillet 2006 le définit comme une période de travail de 9 heures consécutives, entre 21 heures et 7 heures, incluant l'intervalle entre 24 heures et 5 heures.
Dans le bâtiment est considéré comme travail de nuit habituel l’accomplissement, au moins 2 fois par semaine dans son horaire habituel, d’au moins 3 heures de travail effectif quotidien entre 21 heures et 6 heures ou au moins 270 heures au cours d’une période de 12 mois consécutifs.
Depuis 2010, le travail de nuit est considéré comme un facteur d'usure professionnelle dans le Code du travail. L'employeur doit en tenir compte lors de son évaluation des risques, a l'obligation de le tracer dans le DUER (document unique d’évaluation des risques), s’il existe, et de mettre en œuvre les actions de prévention, collectives ou individuelles, afin de réduire ou de supprimer l’exposition des salariés à ce facteur de risque professionnel.
Compte professionnel prévention
Le travail de nuit est pris en compte au titre des rythmes de travail dans le compte professionnel prévention (C2P) dès lors que le travailleur a accompli au moins 1 heure de travail entre minuit et 5 heures, a minima 120 nuits dans l’année.