Diverses familles de protection sont identifiées ; des normes associées à ces familles permettent de qualifier le vêtement en tant que vêtement de protection.
Protection contre les risques mécaniques
L’ensemble des activités du BTP expose à des risques de coupure, de choc, d’abrasion. Ce type de vêtement est donc le plus fréquemment rencontré dans les métiers du BTP. Les vêtements constitués de pantalon et veste, ou de salopette, protègent le corps, les membres inférieurs et supérieurs, suivant les risques évalués. Ces vêtements répondent à la norme ISO 13688 qui définit les exigences générales des vêtements de protection relatives à l’ergonomie, au vieillissement, au système de taille et aux informations fournies par le fabricant. Les fabricants ont amélioré le produit en renforçant ou modifiant la nature des tissus (résistance aux salissures et à l’usure), en faisant évoluer les coupes pour les rendre plus modernes, plus esthétiques et, donc, plus agréables à porter.
Toutefois, dans des domaines d’activité particuliers, des vêtements offrant des protections renforcées et répondant à des normes spécifiques sont nécessaires :
- Norme NF EN ISO 14877 - Protection contre les risques de projection d’abrasifs lors de travaux de sablage, de décapage mécanique.
- Norme NF EN 381 - Protection lors de l’utilisation de scie à chaîne (travaux sur charpente, travaux d’élagage, de bûcheronnage) : vêtement, souvent en fibre para-aramide (Kevlar®, par exemple), s’appliquant aux jambières, aux vestes et aux combinaisons.
- Norme NF EN 510 - Protection contre les risques de happement lors d’un travail exposant à des mouvements dangereux au voisinage de machine. Cette norme ne fixe que des exigences générales pour la conception de ce type de vêtements.
- Norme EN 14404 - Protection pour les travaux nécessitant des appuis prolongés sur les genoux, comme la réalisation de chape, de carrelage, de revêtement de sols, de couverture, de plomberie, c’est-à-dire toutes situations qui exposent à l’hygroma du genou.
L’INRS a développé un équipement spécifique, l’Hygrovet®, où la protection des genoux est assurée par des plaques amortissantes que l’on peut insérer dans des poches du pantalon positionnées au niveau du genou et qui répondent à un cahier des charges spécifique. Divers fabricants, respectant le cahier des charges de ce produit, commercialisent les pantalons Hygrovet®. Cette norme (EN 14404 : protection des genoux pour le travail à genoux) permet désormais d’obtenir une certification de ces produits.
Vêtement de signalisation à haute visibilité
Obligatoire sur les chantiers routiers, le vêtement à haute visibilité fait partie des EPI indispensables sur l’ensemble des chantiers du BTP, dès lors que l’on se situe dans une zone d’évolution d’engins ou de masses manutentionnées par des engins de levage.
Un vêtement de signalisation à haute visibilité doit permettre de remarquer celui qui le porte, sans ambiguïté, en toutes circonstances. Pour cela :
- de jour, la matière fluorescente du tissu (jaune, rouge-orangée ou rouge) assure un contraste avec le milieu ambiant, y compris lorsque les conditions atmosphériques sont mauvaises ; en aucun cas elle ne fonctionne la nuit ;
- de nuit, les bandes rétroréfléchissantes renvoient la lumière de la source lumineuse.
L’instruction interministérielle sur la signalisation routière fixe les modalités du port de vêtements à haute visibilité : « Toute personne intervenant à pied sur le domaine routier à l’occasion d’un chantier ou d’un danger temporaire doit revêtir un vêtement de signalisation à haute visibilité de classe 2 ou 3 » (version consolidée décembre 2011, Livre I – 8e partie, art. 134).