Connaître les risques associés aux décapages mécanique et thermique

    Le décapage par action mécanique, le plus souvent au moyen d’une sableuse, engendre des poussières provenant tant du support à décaper que de l’abrasif utilisé pouvant contenir de la silice cristalline libre.

    Dans le cas d’un décapage thermique effectué avec un chalumeau à gaz, les peintures, en brûlant, dégagent des gaz et fumées composés de poussières très fines.

    Les poussières du support à décaper peuvent être :

    • la calamine,
    • l’oxyde de fer (rouille),
    • des poussières d’amiante,
    • les composants des vieilles peintures (plomb, mercure, arsenic, etc.).

    Toutes ces substances, y compris celles de l’abrasif, peuvent pénétrer dans l’organisme par les voies respiratoires et digestives et, pour une moindre part, par voie cutanée. L’accumulation des poussières dans les poumons et/ou leur passage dans le sang peuvent provoquer diverses maladies professionnelles, selon la nature des composants. N’hésitez pas à déclarer au sein de la fiche de poste transmise à votre médecin du travail les salariés affectés à des travaux de décapage. Le médecin déclenchera le suivi individuel renforcé le cas échéant.

    Organiser la prévention collective et individuelle des travailleurs exposés aux poussières

    Pour protéger vos salariés, vous miserez en priorité sur des mesures collectives : travail en vase clos ou étanche, ventilation des locaux, aspiration des poussières, fumées et gaz à la source, confinement lors de retrait de peintures cérusées (plomb) ou d’amiante sur support acier, balisage, contrôle d’accès, panneaux d’information.

    En second lieu, en complément des moyens de protection collective, vous pouvez mettre à disposition des opérateurs les équipements individuels appropriés.

    Pendant le décapage par action mécanique et par action thermique, le port d’un appareil de protection respiratoire s’impose en cas d’insuffisance du système d’aspiration ou d’impossibilité technique d’en installer un. Le choix du type d’appareil de protection respiratoire est à adapter selon le niveau d’empoussièrement généré par le procédé de travail ainsi que la durée de la tâche. Un tel appareil peut être utilisé si la durée des travaux n’excède pas une journée.

    En ce qui concerne le décapage thermique, utilisez de préférence des appareils produisant de l’air chaud pour ne pas produire de fumée.

    Pour les travaux effectués à l’extérieur, il peut être suffisant d’être en retrait par rapport à la partie chauffée avec le vent dans le dos. En revanche, les travaux effectués dans vos locaux requièrent le port d’un appareil de protection respiratoire isolant.

    La protection des voies digestives passe par des mesures d’hygiène : lavage des mains et du visage avant les repas, interdiction de manger, boire et fumer pendant le travail et mise à disposition de vestiaires propre et sale, séparés par des douches, en cas de retrait de peintures cérusées ou d’amiante.

    Enfin, avec le port obligatoire de vêtements étanches pendant le « sablage » et le grenaillage et de gants dans tous les cas, vous éviterez les affections cutanées.

    Pour en savoir plus

    Téléchargez la fiche prévention « Décapage des surfaces en acier produisant des poussières ».

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