Avant d’installer un échafaudage, il faut se renseigner sur la pression que le sol peut supporter. S’il repose sur la terre, il faut répartir les charges transmises par les platines des poteaux.
Il ne faut jamais faire reposer les pieds d’un échafaudage sur des matériaux de construction creux ou des pièces de bois travaillant en flexion. Lorsque les irrégularités du terrain ne peuvent être compensées par les vérins, il faut utiliser les éléments tubulaires prévus par le constructeur.
Ancrage de l’échafaudage
Pour éviter le renversement total ou partiel de l’échafaudage, il est indispensable d’installer des ancrages et amarrages qui resteront pendant la durée de vie de la plate-forme.
Les ancrages doivent être disposés en quinconce d’un poteau à l’autre. Leur nombre est précisé par le fabricant ou par la personne en charge de réaliser la note de calcul et les plans de montage ou de démontage lorsque la configuration n’est pas prévue par la notice du fabricant.
Différents éléments peuvent servir d’ancrage :
- des éléments architecturaux faisant partie intégrante de la construction ;
- des étrésillons fixés dans les baies ;
- des chevilles fixées dans la construction, principalement dans les murs en béton ou des chaînages des planchers ;
- des dispositifs d’ancrage permanent.
Toutefois, il ne faut jamais utiliser un garde-corps de balcon, une barre d’appui ou une descente d’eau pluviale.
Règles d’amarrage
Un amarrage doit reprendre les efforts de traction et de compression dus à l’utilisation et au vent. Il doit aussi s’opposer au déplacement latéral de l’échafaudage. Il est réalisé à l’aide de tubes fixés d’une part sur un dispositif solidaire de la construction et d’autre part sur un poteau de l’échafaudage à au plus 200 mm d’un nœud.
L’effort maximal admissible dans un amarrage est de l’ordre de 500 daN. En aucun cas l’effort indiqué par le constructeur ne devra être inférieur à 300 daN.