Des conditions de travail particulières
La mise en œuvre des coffrages glissants verticaux implique des conditions de travail particulières :
- postes de travail en hauteur ;
- travail continu, de jour comme de nuit (donc souvent posté en 3 x 8) ;
- mise en œuvre de béton et d’acier à une cadence contrainte par le rythme d’élévation du coffrage…
Des actions de prévention adaptées aux risques spécifiques
Le travail en hauteur peut générer plusieurs risques pour la santé et la sécurité, notamment :
- la chute d'objet depuis le coffrage ;
- la chute de hauteur lors des phases de montage et démontage du coffrage, lors de l'accès au poste de travail et lors du travail sur les plates-formes de travail.
Les plates-formes donnant sur le vide (généralement périphériques et de ragréage) sont équipées de garde-corps qui doivent être conformes à la norme NF EN 13374. Les lisses en tubes métalliques seront préférées aux lisses en bois qui peuvent présenter des défauts de résistance. Elles sont complétées par un filet pare gravats (maille 2 × 2 ou 3 × 3) pour éviter la chute d’objets.
Pour les ouvrages de grande hauteur, un garde-corps antichute plein de 2 mètres de hauteur protégera également le personnel du vent ainsi que du vertige en masquant la vue du vide. Ce type de garde-corps est couramment utilisé lors de la réalisation des noyaux centraux des immeubles de grande hauteur à l’aide de coffrages grimpants.
Le personnel doit pouvoir accéder en toute sécurité à son poste de travail en hauteur. Les hauteurs peuvent être très grandes (plusieurs dizaines de mètres) et il est préférable, dans ce cas, d’utiliser des ascenseurs de chantier. À défaut, lorsque la hauteur de l’ouvrage fini ne dépasse pas 25 mètres, on peut admettre un accès par une sapine. Celle-ci peut être située à l’intérieur ou à l’extérieur de l’ouvrage. Dans le cas où elle est à l’intérieur, il faut aménager un accès par une réservation au pied de l’ouvrage, protégé contre les chutes d’objets.
Sapine d'accès Prévention des accidents dus aux manutentions
Les manutentions concernent essentiellement le montage et le démontage du coffrage, les armatures et le béton.
Conditions et rythme de travail
Le personnel est confiné en altitude et soumis aux intempéries. Il y a lieu de prévoir sur la plate-forme centrale, quand sa taille le permet, un abri doté d’appareils de chauffage. L’idéal est de pouvoir disposer sur la plate-forme, au plus près du poste de travail, d’un lieu de vie comprenant vestiaire, sanitaires et réfectoire.
Le suivi médical et la délivrance des aptitudes doivent prendre en compte les contraintes du travail en hauteur et du travail posté en 3 × 8. Les éléments à surveiller sont la fatigue du personnel résultant des perturbations physiologiques liées au travail de nuit, ainsi que la possibilité de transmettre les consignes d’une équipe à l’autre.
La rigueur que vous apporterez à la préparation de votre chantier vous permettra de faire face à ces dangers avec des solutions adaptées tout en préservant votre performance.