Un procédé avec ses avantages et ses contraintes

    Couramment utilisé pour la réalisation des ouvrages cylindriques — comme les silos à grains ou à ciment ; réservoirs de stockage ; sémaphores ; châteaux d’eau ; tours ; digesteurs biométhaniseurs ; voiles courbes ; barrages ; etc. —, les coffrages glissants comportent la mise en œuvre simultanée du ferraillage et du béton au moyen d’un cheminement continu. Avec ce procédé, vous bénéficiez d’une rapidité d’exécution supérieure aux coffrages grimpants.

    Nomenclature d’un coffrage glissant. Nomenclature d’un coffrage glissant.

    L’élévation du dispositif est assurée de façon autonome au moyen d’un système hydraulique à partir de vérins. Le coffrage proprement dit est constitué de panneaux coffrants en bois ou en métal et de plates-formes de travail adaptées à la géométrie de l’ouvrage.

    Les cadences courantes, observées sur chantier, sont d’environ 6 à 8 courses de vérins de 2,5 cm par heure, soit entre 360 et 480 cm par jour. La vitesse de prise du béton, en partie dépendante de la qualité du ciment et des additifs, est un enjeu-clé du procédé : si elle est trop lente, elle entraîne un risque de collage, si elle est trop rapide, vous n’aurez peut-être pas assez de temps pour réaliser le ferraillage à l’avancement et que le béton sorte du coffrage avant d’avoir fait prise.

    Le collage et le coincement : des points de vigilance majeurs

    En cas de collage, vous aurez à démonter et remonter le coffrage à des hauteurs parfois très grandes, ce qui représente une prise de risque importante en termes de sécurité mais aussi d’équilibre économique de votre chantier.

    Dans ce contexte, le rôle du technicien qualifié spécialiste du coffrage glissant, appelé pompiste, est primordial : il est le garant de l’élévation régulière du coffrage mais aussi du respect de l’aplomb ; un faux aplomb peut en effet provoquer le coincement du coffrage avec les mêmes conséquences que pour le collage.

    Prendre en compte la prévention de différents risques

    La mise en œuvre des coffrages glissants verticaux implique des conditions de travail particulières : postes de travail en hauteur ; travail continu, de jour comme de nuit (donc souvent posté en 3x8) ; mise en œuvre de béton et d’acier à une cadence contrainte par le rythme d’élévation du coffrage…

    Elles peuvent générer plusieurs risques pour la santé et la sécurité, notamment de chutes d'objet depuis le coffrage, de chutes de hauteur, en particulier, comme on l’a vu, en cas de démontage-remontage, mais aussi de blessures associées aux manutentions, sans oublier le risque électrique, le risque d’incendie, les perturbations physiologiques liées au travail de nuit, le secours des travailleurs isolés

    La rigueur que vous apporterez à la préparation de votre chantier vous permettra de faire face à ces dangers avec des solutions adaptées tout en préservant votre performance.

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