Document unique, document pratique

+ qu'une obligation, une opportunité

Document unique, document pratique

Les professionnels du BTP ont atteint la première place sur le podium des secteurs qui disposent d’un document unique d'évaluation des risques. Ce dernier associe une cartographie des risques présents dans l’entreprise à un plan d’action pour les limiter. Au-delà de l'obligation légale, évaluer les risques et mettre en place un plan d’action de prévention est une véritable opportunité. Explications.
A LA UNE : document unique et entreprises du BTP, l'étude

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L’évaluation des risques : et après ?

À ce stade de sa démarche, l’entreprise dispose d’un outil pour piloter son action en prévention. Le document unique fait désormais partie des éléments dont l’employeur se sert pour gérer son entreprise et la faire progresser sur la durée.

L’entreprise, ses équipements et ses méthodes évoluent. Pour être utile le document unique doit donc également évoluer. Tout changement dans les principes d’exécution d’une tâche et l’utilisation d’un nouvel équipement doivent être pris en compte afin que les moyens de protection proposés restent adaptés.

L’employeur doit mettre à jour son document unique à chaque modification des conditions ou équipements de travail ayant un impact sur la santé et la sécurité du personnel, et a minima une fois par an (article R.4121-2 du Code du travail).

Impliquer les employés

michel

"Pour évaluer les risques, nous donnons la parole aux collaborateurs. Ils sont également incités à trouver les mesures de prévention qui sont formalisées
dans le DU et mises en pratique. Impliquer les employés améliore la cohésion sociale, le dialogue et la confiance entre le personnel et la direction. J’ai clairement constaté moins de réticence à l’utilisation des EPI et plus de solidarité entre nous."
Michel Jubert - Démolition - 15 salariés

PPSPS et plan de prévention

Le document unique regroupe les risques propres liés aux métiers et aux activités de l’entreprise. Les risques de coactivité sont pris en compte dans les plans particuliers de sécurité et de protection de la santé (PPSPS) ou les plans de prévention qui proposent des mesures de prévention spécifiques.

Dès lors que deux entreprises (ou plus) interviennent sur un chantier et qu’il y a un risque de coactivité ou un risque particulier le coordinateur SPS doit, sous responsabilité du maître d’ouvrage, rédiger un plan général de coordination (PGC).

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Ce document doit prévoir l’ensemble des mesures propres à prévenir les risques découlant de l’interférence des activités des différents intervenants du chantier. Les entreprises travaillant sur le chantier doivent, elles, rédiger un plan particulier de sécurité et de protection de la santé (PPSPS). Outre des renseignements administratifs, le PPSPS doit contenir les dispositions à prendre en matière de secours, les mesures prises en matière d’hygiène, ainsi que celles concernant les contraintes propres au site et les différents risques relevés sur celui-ci.
En savoir plus sur le PPSPS et le rédiger dans l’espace e-prevention .

Lorsqu’une entreprise intervient en tant qu’entreprise extérieure, un plan de prévention est établi avant le début des travaux. Le plan de prévention définit les mesures prises par chaque société en vue de prévenir les risques résultant de l’interactivité des activités des intervenants.

A retenir
Pour les opérations prévoyant un nombre d’heures de travail total d’au moins 400 heures sur 1 an et/ou en cas de travaux dangereux (quelle que soit la durée des travaux), le plan de prévention doit être écrit avant le commencement des travaux.


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