L'hygiène sur les chantiers

Bases-vie, entretien du corps, alimentation

L'hygiène sur les chantiers

Essentielle au bien-être au travail et à la sécurité, l’hygiène ne concerne pas uniquement l’entretien du corps et l'alimentation. Sur un chantier, les conditions d’accueil et la propreté des vêtements reposent sur le chef d’entreprise. Quels sont les principes d’hygiène fondamentaux ? Comment les préserver via des solutions simples ? Comment aménager des cantonnements sur les chantiers courts et/ou en site urbain ? Suivez le guide !

  • Ajouter à mes favoris (espace e-prévention)
  • Imprimer
  • Grossir le corps de texte Diminuer le corps de texte
  • Partager

L'entretien du corps et les vêtements de travail

Si les normes d’hygiène sur un chantier ne sont évidemment pas celles d’un bloc opératoire, un minimum est toutefois requis pour préserver la santé des opérateurs. Sans compter que la propreté a un impact sur le respect des autres, de soi-même et l’image de l’entreprise.

Le lavage des mains

Lavage de mains

Un lavage hygiénique doit être exécuté de préférence avec de l'eau et du savon, selon une technique minutieuse : 

  • mouiller ses mains et les savonner de préférence avec du savon liquide pendant 20 secondes,
  • bien frotter les paumes et dos des mains et ne pas oublier l'espace situé entre les doigts,
  • se nettoyer les ongles en les frottant contre la paume opposée,
  • rincer ses mains sous l’eau courante et les sécher avec un essuie-mains de préférence en papier et à usage unique.

Il est recommandé de se laver les mains :

  • avant et après être allé aux toilettes,
  • avant les pauses et les repas,
  • en cas de manipulation de lentilles de contact,
  • en fin de journée avant de rentrer chez soi.

Sur un chantier, le savon doit être fourni au personnel dont le travail prévoit la mise à disposition de lavabos et de douches. Les détergents d’atelier doivent répondre aux normes : Afnor NF T 73-101 (détergents d’atelier sans solvant) ; Afnor NF T 73-102 (détergents d’atelier avec solvants).

Pour les salissures les plus courantes, il convient d’utiliser des savons ou détergents sans savon. Pour les produits tels que peintures, vernis, résines, huiles minérales, graisses, cambouis, bitume, il faut utiliser des détergents additivés en solvant. Il est dangereux de se laver les mains avec des produits caustiques et agressifs pour la peau tels que la lessive pure, l’essence ou le white-spirit ou encore le gazole ou le trichloréthylène. L’idéal est également de protéger sa peau, agressée par les intempéries, les lavages, les produits chimiques. L’utilisation d’une crème (anticrevasse) permet d’éviter le dessèchement cutané.

Ne pas confondre lavage et décapage. Ne jamais employer de produits pétroliers ou de solvants agressifs pour se laver les mains. Seuls les savons traditionnels ou les nettoyants sans savon adaptés doivent être utilisés.

L'entretien des pieds

Lave bottes

Les pieds doivent être lavés quotidiennement. L’entretien des chaussures n’est pas moins nécessaire : le soir, en les quittant, ne pas oublier de bien les ouvrir et de retirer les semelles pour qu’elles s’aèrent pendant la nuit. Il est bien de passer ces  dernières de temps en temps à la machine. Quant à l’extérieur de la chaussure, il peut être nettoyé au jet ou au lave-bottes, qui permet de bien décaper les semelles après avoir travaillé dans la boue.

Ne pas garder ses chaussettes une semaine. Idéalement il faut les changer tous les jours, les chaussures de sécurité font beaucoup transpirer. Un manque d’hygiène associé à l’humidité des chaussures est la cause de bien des mycoses cutanées.

Voir aussi :

La protection des pieds  (fiche prévention)
Le lavage et l'hygiène des bottes  (fiche prévention)

Les vêtements de travail

L’hygiène passe nécessairement par la propreté des vêtements utilisés pendant le travail.  L’entretien des vêtements de travail est de la responsabilité du chef d’entreprise qui doit mettre à disposition, entretenir et réparer les tenues, séparer dans des espaces distincts le propre du sale.

bac linge

Longtemps, la gestion du linge a été  "déléguée" de fait aux familles, à charge pour elles d’utiliser leurs propres équipements, en contrepartie de la traditionnelle prime de nettoyage. Or, cette délégation officieuse ne dédouane jamais le chef d’entreprise de ses responsabilités.  S’il constate que les vêtements ne sont pas nettoyés correctement (que la prime n’est pas utilisée à bon escient), il est tenu de prendre les mesures correctives nécessaires. Une solution consiste à apposer systématiquement le logo de l’entreprise sur la tenue. Devenue "vêtement image de marque", elle devra nécessairement être maintenue en bon état.

L’autre solution, de plus en plus retenue par les entreprises, consiste à externaliser totalement la prestation de fourniture et d’entretien des vêtements de travail. Le prestataire se charge alors de récupérer les vêtements en location salis ou abîmés (généralement toutes les semaines) et de les remplacer par des tenues propres et en parfait état. Ce type de service s’adresse aussi bien aux équipes importantes qu’aux entreprises de moins de dix salariés.

Confier l’entretien des tenues à un atelier protégé (type CAT) ou via le réseau de l’Apajh afin d’associer respect de l’hygiène et solidarité.

L’entretien des tenues de travail nécessite de respecter les instructions du fabricant (température, mode de lavage) afin que le vêtement ne soit pas détérioré (par exemple, les bandes phosphorescentes qui, au fil des lavages, perdent leurs propriétés réfléchissantes).


Liens utiles

Retrouvez des informations complémentaire sur les sites de nos partenaires.

Abonnez-vous à la newsletter !

Restez connecté à la prévention en vous inscrivant à notre newsletter et recevez tous les mois en exclusivité toute l'actualité de la prévention dans le BTP.