Le risque amiante

Prévenir le risque amiante

Au cours de l'année 2012, la réglementation sur la prévention du risque amiante s'est renforcée. Si la fibre est interdite en France depuis décembre 1996,  elle est toujours présente dans de nombreux bâtiments construits avant cette date. Et elle expose les professionnels du BTP, notamment ceux du second œuvre et de la maintenance à de graves maladies respiratoires.

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Les risques

L’exposition au risque amiante persiste lors de travaux de maintenance ou de rénovation dans des sites industriels ou d’habitat. Les professions du retrait et de l’encapsulage de l’amiante sont aussi concernées. Ces activités sont très encadrées et professionnalisées (certification d’entreprises pour les travaux de retrait/encapsulage).

Dossier Amiante

Compte tenu des applications multiples de l’amiante, l’éventail des produits mis sur le marché, avant décembre 1996, en contenant a été extrêmement large. L’amiante a principalement été incorporé sous forme d’amiante-ciment (conduits, plaques ondulées, ardoises…) et dans des liants (colles, peintures, joints…). La fibre est aussi présente dans de nombreux isolants :  calorifugeages et flocages.

Toute intervention sur ces matériaux peut émettre des poussières dangereuses. Inhalées, elles peuvent se déposer au fond des poumons et provoquer des maladies respiratoires graves : plaques pleurales, fibroses pleurales, asbestose, voire un cancer des poumons ou de la plèvre (mésothéliome). Certaines maladies peuvent survenir après de faibles expositions, mais la répétition de l’exposition augmente la probabilité de tomber malade. Les effets sur la santé d’une exposition à l’amiante surviennent souvent plusieurs années, voire dizaine d’années, après le début de l’exposition.

Retrouvez plus d'information sur le site :
www.amiantereponsedexpert.fr

Sources d'exposition par métier

Dotée de propriétés ignifuges et isolantes, cette fibre bon marché a été employée de façon croissante dans le BTP jusqu’à son interdiction en décembre 1996. Si l’amiante se trouve un peu partout dans les constructions, il existe des matériaux pour lesquels l’amiante a été très utilisé et dont il faut particulièrement se méfier : toitures et canalisations en amiante-ciment, dalles de sol, enduits, faux-plafonds, flocages, calorifugeages, joints…

Dossier Amiante

Les matériaux contenant de l’amiante peuvent libérer des fibres sous l’effet d’actions extérieures (travaux, entretien, intervention, etc), phénomène qui peut être accentué par le vieillissement naturel des matériaux (cas de l’amiante-ciment en enveloppe extérieure).
Tous les corps de métiers du second œuvre du bâtiment peuvent être amenés à intervenir sur des matériaux contenant de l’amiante. Mais certains métiers sont plus touchés que d’autres : les plombiers, les électriciens, les maçons et les peintres sont les professions les plus exposées. Les risques spécifiques et les moyens de prévention à mettre en œuvre pour chaque métier du BTP sont détaillés dans les fiches amiante de l’OPPBTP .

Pour aller plus loin :

Pathologies dues à l’amiante

L’amiante est aujourd’hui la deuxième source de maladie professionnelle et la première cause de décès liés au travail. La fibre est responsable de nombreuses pathologies affectant les poumons et la membrane qui les entoure (la plèvre).
Des maladies parfois bénignes

Dossier Amiante

Les plaques pleurales sont l’affection la plus fréquente. Elles peuvent apparaître 15 à 20 ans après une exposition et atteindre une personne sur deux dans les populations fortement exposées. Ces plaques peuvent entraîner des douleurs, voire une diminution de la capacité respiratoire. De quatre à dix fois moins fréquentes, les fibroses pleurales consistent en un épaississement de la plèvre, qui peut induire des douleurs thoraciques et des essoufflements. Elles apparaissent en moyenne au bout de 30 ans. L’asbestose se manifeste dans un délai équivalent. Cette inflammation chronique du tissu pulmonaire évolue vers une fibrose (durcissement) des alvéoles. Elle entraîne des toux sèches et un essoufflement pouvant évoluer vers une insuffisance respiratoire. Chez les fumeurs, elle augmente le risque de survenue d’un cancer du poumon.
Mais aussi des cancers foudroyants
L’amiante est la cause quasi unique du mésothéliome, un cancer incurable de la plèvre qui survient environ 40 ans après le début de l’exposition. Huit cents cas sont déclarés chaque année. Il se traduit par des douleurs du bas du dos ou du côté, un essoufflement, une toux, associés le plus souvent à un épanchement pleural (accumulation de liquide entre les membranes de la plèvre). La survie moyenne après diagnostic est de l’ordre de 6 à 12 mois. L’amiante est également un facteur favorisant pour le cancer du poumon (ou cancer broncho-pulmonaire), au pronostic sombre. Il est suspecté dans d’autres cancers : œsophage, côlon, estomac…

Obtenir réparation
Les personnes exposées à l'amiante dans le cadre de leur profession peuvent quitter leur emploi dès 50 ans : ils bénéficient d'une allocation de cessation anticipée d'activité . Le Fonds d'indemnisation des victimes de l'amiante   indemnise les travailleurs ayant contracté une pathologie due l'amiante.

Pour aller plus loin :

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