Le risque plomb

Le plomb est largement présent dans les ouvrages construitsjusque dans les années 1970

Récemment intégré aux risques chimiques, le plomb n’en est pas moins toxique. L’utilisation généralisée de peintures au plomb dans l’habitat jusque dans la première moitié du XXe siècle a encore des conséquences en termes de santé publique et de santé au travail. Pour limiter les effets invisibles et différés du plomb sur l’organisme, les solutions préventives sont renforcées. Elles incombent à différents titres aux maîtres d’ouvrage, maîtres d’œuvre, coordonnateurs SPS et entrepreneurs.

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Les risques

Depuis 1949, l’usage de certains composés du plomb, dont la céruse, utilisée comme pigment et comme base de préparation pour les peintures, est interdit aux professionnels. Or aujourd’hui, environ 32 % du parc national est plus ancien. En outre, cette interdiction n’étant que partielle et compte tenu de l’écoulement des stocks, une présence significative de plomb est attestée dans une partie des logements construits jusque dans les années 70. Or le danger qu’il représente reste sous-estimé.
À noter : Il ne sera pas question ici de l’usage plus marginal de peintures au plomb pour le traitement des surfaces métalliques (canalisations, couverture…).

Qui est concerné et dans quel contexte ?

Les salariés des différents corps de métier intervenant lors de travaux de rénovation ou de démolition/reconstruction d’immeubles anciens, en particulier dans le logement social, sont les plus exposés au risque plomb. Le risque varie selon le mode d’intervention choisi sur les supports concernés par la présence de plomb (décapage mécanique, thermique ou chimique, démolition partielle ou totale…), en fonction du dégagement plus ou moins important de poussières ou de fumées toxiques.

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Quels effets sur l’organisme ?

Les propriétés toxiques et polluantes du plomb sont connues de longue date, mais c’est plus récemment qu’il a été intégré dans le risque chimique (exposition aux produits cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques). La nocivité de ce matériau est liée à son aptitude à former des poussières facilement absorbées par l’organisme sous deux formes :

L’inhalation, par voie respiratoire de particules présentes dans des poussières ou fumées à partir de 500°.

L’ingestion de plomb, en mangeant, en buvant, en fumant ou encore en portant à la bouche des mains souillées.

Après absorption, digestive ou pulmonaire, le plomb passe dans le sang avant d’aller se fixer dans les tissus ou d’être éliminé essentiellement par les urines.

Les pathologies liées à l’absorption de plomb sont de plusieurs ordres.

Le saturnisme ou intoxication au plomb se traduit par :

- Des manifestations cliniques aiguës.

- Des manifestations chroniques parmi les lesquelles les troubles de la reproduction, qui vont de la baisse de fertilité, pour les femmes comme pour les hommes, à la perturbation du développement du fœtus en passant par l’avortement.

Citons également les troubles digestifs (« coliques de plomb »), plus rarement des troubles neurologiques mais aussi des atteintes au rein et au foie.

À retenir

L'intoxication au plomb a un caractère toxico-cumulatif : stocké dans l’organisme, il continue à produire ses effets longtemps après l’exposition, et ce, même à faibles doses, comme le confirment des études récentes.

 

 

 

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