Plus largement, ces propositions de révision font partie des mesures phares intitulées « Vers un avenir sans amiante », qui constituent le socle de prévention du plan européen pour vaincre le cancer. Ces actions s’inscrivent dans le cadre stratégique de l'Union européenne en matière de santé et de sécurité au travail pour la période 2021-2027 qui promeut une approche « vision zéro » à l'égard des décès liés au travail dans l'UE.
Bien que, depuis 2005, l'amiante soit interdit sous toutes ses formes dans l'Union européenne (UE), on en trouve encore dans les bâtiments les plus anciens. Jusqu'à 78 % des cancers professionnels reconnus dans les États membres sont liés à l'amiante. Par conséquent, il est essentiel de s'intéresser aux risques sanitaires liés à l'exposition à l'amiante, afin de protéger la santé publique et l'environnement, tout en garantissant des conditions de vie et de travail décentes. Cela est d'autant plus pertinent dans le contexte de la transition verte et de l'ambition de l'UE d'augmenter le taux de rénovation des bâtiments.
Pour toutes ces raisons, la Commission aborde l'amiante de manière globale, depuis le traitement sanitaire, la prévention et jusqu'à la gestion des déchets, en passant par l'identification et l'élimination en toute sécurité de l'amiante présent dans les bâtiments. Les objectifs sont :
- Mieux soutenir les victimes de maladies liées à l'amiante ;
- Mieux protéger les travailleurs contre l'amiante ;
- Améliorer les informations sur l'amiante dans les bâtiments ;
- Garantir un désamiantage en toute sécurité et une pollution zéro.
En association avec une campagne de sensibilisation et d'autres améliorations dans les domaines de la prévention sanitaire et des soins de santé, la proposition de modification rapproche l'Union de son objectif de venir à bout du cancer. Elle instaure des conditions de concurrence équitables pour les entreprises opérant dans l'ensemble de l'UE, tout en diminuant les dépenses de santé liées aux soins médicaux.