L’étude a été menée par la FFB, le GITE-FFB (Groupement isolation thermique par l’extérieur de la FFB), le SFECE-FFB (Syndicat français de l’échafaudage, du coffrage et de l’étaiement) et l’OPPBTP.
Elle a débuté par une enquête, lancée fin 2017 sur une durée de trois mois, auprès des entreprises adhérentes des organisations professionnelles concernées, avec pour objectif d’identifier les pratiques courantes dans le cadre des travaux d’ITE. Des visites de chantier ont complété cet état des lieux.
Le recueil de ces pratiques a permis d’une part de confirmer la nécessité de définir une méthodologie de travail précise, et d’autre part de définir un programme optimisé d’essais en laboratoire. Ceux-ci avaient pour but de caractériser la tenue au chargement statique et au choc dynamique des panneaux d’isolant collés pour les configurations courantes de travaux d’ITE (deux types de support béton, « à rénover » et « neuf », quatre natures d’isolant, polystyrène, laine de roche, fibre de bois, mousse résolique, deux modes de collage, par boudins et par plots, et deux échéances, 12 heures et 24 heures, ont été concernés). Ceci afin de pouvoir justifier, qu’après leur mise en œuvre, les panneaux d'isolants rigides peuvent être considérés comme une extension de l'ouvrage, le vide entre le bord des planchers et l'ouvrage contre lequel l'échafaudage est établi n’excédant alors plus 20 cm.