3 questions à… Aurélie Foreau, ingénieur de prévention à l'OPPBTP en charge du suivi spécifique du chantier de Notre-Dame de Paris
À quel moment l’accompagnement de l’OPPBTP sur ce chantier s’est-il mis en place ?
À la suite de l’incendie de la cathédrale, l’OPPBTP a proposé à la Direccte et à la Cramif de mettre en commun ressources et expertises. La première demande était d’aider les entreprises dans la gestion du risque plomb. Rapidement étendu à tous les acteurs du chantier, maîtrise d’ouvrage, OPC et MOE, notre accompagnement s’est porté sur l’ensemble des problématiques prévention du chantier. Nous sommes sollicités sur des points de réglementation, des solutions techniques, d’organisation et d’animation de la prévention. Selon les sujets, les ressources internes de l’agence Ile-de-France ou de la direction technique sont sollicitées. Les volontaires ne manquent pas !
Comment avez-vous travaillé avec les autres préventeurs, avec l’AMO plomb et la médecine du travail ?
L’OPPBTP travaille de longue date avec la médecine du travail APST-BTP-RP. Nos compétences sont complémentaires et notre collaboration naturelle. Le positionnement vis-à-vis de l’AMO plomb et des autres préventeurs a été plus délicat. L’investissement de l’OPPBTP dans un tel projet est nouveau. Il fallait veiller à ne pas marcher sur les plates-bandes des acteurs déjà en place. Nous avons favorisé la complémentarité, en partageant nos ressources et en soutenant leurs actions dans un fonctionnement gagnant/gagnant.
Quels sont les principaux apports de l’OPPBTP dans le dispositif de prévention mis en place sur ce chantier ?
Comme nous le disons en interne, nous sommes les « couteaux suisses » de la prévention. L’OPPBTP a su réagir rapidement aux problématiques rencontrées sur ce chantier imprévu et peu commun tout en anticipant sur les travaux à venir. Très rapidement, nous avons préconisé 70 actions autour des risques majeurs, travaux en hauteur et chute d’éléments, de la logistique et du risque plomb. Par exemple, la sécurisation des accès et circulations dans la cathédrale, une préconisation sur les modes opératoires des cordistes, la mise en place d’un système de gestion des interférences des équipements de levage, etc. Autant de dispositifs qui ont ensuite dû être adaptés à la Covid-19.