L’étude montre également que 84 % des apprentis sont soumis à au moins un des quatre facteurs de pénibilité physiques considérés (exposition à des fumées ou poussières, au bruit, à des températures élevées ou basses), quelle qu’en soit la fréquence – 94 % dans le bâtiment/artisanat. 63 % en cumulent même plusieurs, contre 82 % dans le bâtiment/artisanat. C’est la fréquence de l’exposition, très variable selon les activités, qui est déterminante. Dans le bâtiment et l’artisanat, ils sont ainsi 59 % à être exposés « régulièrement » à au moins un facteur, contre 26 % qui en cumulent plusieurs. Dans le détail, ils sont dans ce secteur surtout exposés (ponctuellement ou régulièrement) à des fumées ou poussières (87 %), à des températures basses (78 %) ou élevées (73 %) liées au travail en extérieur.
C’est dans les domaines de la production, ainsi que dans celui de l’agriculture, que les apprentis sont d’ailleurs les plus « nombreux à constater des contradictions entre les enseignements en CFA et les consignes données en entreprise, notamment du point de vue de l’hygiène et de la sécurité », souligne l’étude. Dans le bâtiment/artisanat, ce grand écart est constaté dans 45 % des cas, et le chiffre monte à 59 % en matière de consignes de sécurité. Autre constat : quel que soit le domaine, l’exposition des apprentis est plus élevée quand ils travaillent dans des petites et moyennes structures (moins de 250 salariés) : 46 % exposés régulièrement à des facteurs de pénibilité physique, contre 33 % dans celles de 250 salariés ou plus.