Avec 677 formations suivies, soit +5 %, en 2018, le sujet des contraintes physiques attire également davantage de stagiaires. Cette tendance incite à poursuivre les efforts de sensibilisation sur ces questions. En effet, l’écart reste important entre le très faible taux qu'elles représentent en termes de formations suivies (1% de l’ensemble) alors même que les manutentions manuelles constituent la première cause d’accidents pour les professionnels du BTP et que les troubles musculo-squelettiques (TMS) sont en tête des maladies professionnelles dans ce secteur.
Si les formations à la prévention sont en hausse dans tous les métiers du BTP, les opérateurs des travaux publics, les électriciens et les couvreurs-plombiers-chauffagistes figurent en 2018 parmi les métiers les mieux représentés.
En revanche, les chefs d’entreprise, bien qu’exposés aux mêmes risques professionnels que leurs salariés, privilégient les formations techniques (65%) aux formations à la prévention (23%), même si celles-ci progressent de 6%. Les femmes aussi sont en retrait, avec un taux de 2% seulement alors qu’elles forment 8% des actifs du BTP. Autre variable clé, l’âge : 60% des stagiaires en prévention ont entre 20 et 40 ans. Les plus de 51 ans n'en représentent que 15% alors que leur part pèse 30% des actifs du BTP, un écart qui pourrait être lié à leur expérience.
Au niveau des territoires, si la majorité des régions affichent une dynamique positive, le Grand-Est, les Hauts-de-France et la Normandie se démarquent, alors que l’Ile-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur restent un peu à la traîne.