Le facteur humain à l’ère de l’IA : former, qualifier, protéger, tel est le thème qui a réuni sur le même plateau de Batimat, le 28 septembre : Thiébault Clément, directeur technique de l’OPPBTP, Mélody Le Goff, responsable du pôle numérique des Compagnons du devoir, Franck Le Nuellec, directeur marketing, développement stratégique et innovation du CCCA-BTP, Martin Pavanello, dirigeant du groupe Mister AI, entreprise de conseil et de la formation en intelligence artificielle générative, et Christelle Rozier, administratrice de la Capeb et dirigeante d’une entreprise de maçonnerie dans la Drôme.
Un constat est fait d’emblée par Franck Le Nuellec : l’IA impacte surtout les fonctions de bureau d’études, les métreurs. L’IA agentique peut déléguer certaines tâches, mais les compétences humaines restent essentielles : diagnostic, analyse, jugement, intuition, sens et décision. « Le jugement humain doit permettre de déterminer ce qui doit être confié à l’IA ou pas. La notion de quête de sens lui échappe ».
Mélody Le Goff mentionne une étude interne sur les usages des apprenants autour de l’IA : les jeunes publics sont peu utilisateurs de l’IA générative. Ils disent l’utiliser au moins une fois par mois mais les trois quarts disent pouvoir s’en passer. Les formateurs sont davantage utilisateurs, avec 62 % déclarant utiliser l’IA. Les principales inquiétudes concernent l’impact cognitif, la perte d’autonomie et la crainte de moins apprendre.