Si le projet a été conçu pour répondre aux besoins du désamiantage, son potentiel dépasse largement ce seul secteur. « Les couvreurs, les étancheurs, les entreprises de bardage, les installateurs de panneaux photovoltaïques ou encore les professionnels qui interviennent sur des toitures industrielles peuvent l’utiliser », souligne l’inventeur. « Dès qu’il faut déplacer des matériaux sur un toit à faible pente, le système trouve sa place. » L’innovation a déjà suscité l’intérêt de plusieurs acteurs de la filière. Après avoir obtenu la médaille d’argent au concours Lépine en 2025, Leny Rabet a présenté son chariot lors de différents salons professionnels. « La Capeb et l’incubateur des Côtes d’Armor INNOZH, qui m’accompagne depuis le premier jour, puis la Fédération française du bâtiment se sont intéressés au projet. Sans eux, je pense que j’aurais mis plusieurs années supplémentaires avant de le faire connaître. » Pour autant, son créateur considère que le développement n’est pas achevé car « une innovation n’est jamais complètement aboutie. » Il poursuit aujourd’hui les améliorations à partir des retours des utilisateurs : « J’ai déjà ajouté des espaces de rangement intégrés sur les côtés pour les outils et le matériel afin d’éviter aux équipes de multiplier les allers-retours », explique-t-il, tout en travaillant sur d’autres évolutions, notamment pour faciliter la décontamination du charriot après les chantiers amiante.
Une démarche qui s’inscrit dans sa vision de l’innovation dans le secteur du bâtiment : « Une bonne innovation est une solution qui réduit la pénibilité, diminue les risques et facilite le quotidien des professionnels. »