Sur le terrain, les retours des caristes et des chefs de parc ont été très positifs, avec un système perçu comme concret, utile et relativement accessible, autour de 3 000 € pour l’installation d’un système de détection sur un chariot.
Mais l’industriel a aussi constaté les limites de l’outil : pour l’instant, la détection des EPI et des situations d’urgence reste partielle, tandis que la mesure fiable de la vitesse des chariots et des interactions piétons-engins demeure insuffisante.
En conclusion, selon Stéphane Lemoult, l’IA apparaît comme un amplificateur de prévention prometteur, à condition de disposer de données de qualité (par exemple, le nombre d’intérimaires, nombre et type d'engins, etc.), de bien calibrer les systèmes et de garder un regard critique et pragmatique.
Les retours d’expériences sont également essentiels pour sensibiliser le personnel sur les situations à risques détectées avec l’IA. Exemple : un chauffeur de toupie, qui consultait à de nombreuses reprises son mobile, a pris conscience de son geste à risques dans une situation où la vigilance était requise.