Cécile Fricot, directrice Qualité, prévention, environnement et systèmes d’information chez Vinci Énergies, est ensuite intervenue sur la question des risques climatiques sur les chantiers. À partir du constat d’une fragilisation des barrières de prévention et d’un retard des référentiels existants vis-à-vis des changements en cours, elle a insisté sur la nécessité d’innover à partir du terrain, toujours en s’appuyant sur les principes généraux de prévention. Il s’agit ainsi d'abord d’éviter le risque en aménageant les horaires, en prévoyant des pauses et une hydratation régulière, et en développant la vigilance partagée. En second lieu, il faut anticiper les aléas qui peuvent survenir. Dans ce but, l’entreprise fait appel à ResiLens, un d’outil d’aide à la décision qui projette l’exposition future d’un site aux risques climatiques, ainsi qu’à Vigimet Flash, une application météo permettant de paramétrer des alertes par lieu et par phénomène. Des moyens sont enfin déployés pour limiter les conséquences de ces risques climatiques, comme le bracelet Canaria + contre les coups de chaud, les vêtements rafraîchissants ou la Cool Box, conteneur mobile intégrant une climatisation, un congélateur et une fontaine d’eau fraîche. Mais Cécile Fricot a aussi pointé les limites à la mise en œuvre de ces solutions : des retours d’expérience encore très récents et insuffisamment exploités, et des phénomènes qui s’intensifient et s’accélèrent avec des effets combinés difficiles à traduire en décisions sur le chantier. Elle appelle ainsi de ses vœux des solutions qui pourraient aider les opérationnels à mieux percevoir les situations subies, à mieux anticiper les scénarios et leurs impacts, et à mieux capitaliser sur chaque événement.