« Notre attention portée à la santé et à la sécurité au travail contribue à apporter de la qualité de vie au travail, de la performance, et donc contribue à la pérennité de l'entreprise, souligne Érick Lemonnier, directeur Prévention Eiffage Infrastructures. Il existe un fort enjeu d’attractivité pour nous. Proposer des innovations et diminuer toutes les formes de contraintes, notamment physiques, pour les opérateurs sur le terrain contribue à renforcer l’attractivité et apporte plus de confort dans le travail. »
Engagée dans ce projet de R&D, l’entreprise a souhaité le présenter aux opérateurs et leur faire comprendre ce que le robot peut leur apporter. « L’objectif est de les aider dans leurs tâches pour exprimer pleinement leur savoir-faire technique, explique Vincent Besse, responsable risque chimique Santé Innovation d’Eiffage Infrastructures, on a fait des dizaines et des dizaines de tests ! Plus de 1 000 salariés ont vu le robot et ont pu nous faire leurs retours. » Grâce à cela, le robot a pu évoluer dans le temps en fonction des besoins du terrain. « Il faut travailler au plus près de l’utilisateur, renchérit Patrick Chanudet, écouter ce que disent les compagnons, c’est la clé de succès pour bien comprendre les besoins, tester, retester, avec beaucoup de patience. » Par rapport à la version 1, « nous avons prévu que le robot ait une base pour disposer tout un tas de dispositifs de nacelles, raconte Vincent Besse, on peut sangler des sacs, disposer une nacelle avec un système élévateur pour mettre n’importe quel élément à hauteur d’une table par exemple, cela évite de soulever pour mettre dans le robot. » Un opérateur a aussi suggéré de pouvoir tirer une prise électrique.
Plus de 1 000 salariés ont vu le robot et ont fait leurs retours pour le faire évoluer. Crédit photo : Frantz Bouton.