Le simulateur, un outil complémentaire à la formation terrain
Résultat ? La plate-forme de simulation associée à l’expertise pédagogique des quarante années d’expérience de France Rabotage a permis d’établir un programme de formation en douze modules, chacun étant composé de plusieurs dizaines d’exercices concrets. “L’objectif n’est pas de se substituer à la formation terrain, mais d’être un outil complémentaire”, précise Élise Charpentier. 'Au contraire, la simulation s’insère entre la théorie et la pratique.” La philosophie est de développer une pédagogie évolutive et adaptée à l’apprenant.
“Avant, il allait sur le chantier avec son tuteur, était supposé déjà tout savoir et en plus réaliser le chantier. Avec le simulateur, on procède dorénavant par étapes : d’abord le vocabulaire métier, les commandes, le déplacement avec son engin, enfin le chargement du camion. ”, Suivant les progrès du stagiaire durant sa formation, les exercices se complexifient pour arriver à des situations proches de la réalité, puis en intégrant des difficultés, comme des pentes. “Le formateur va proposer différents exercices sur une même journée : rond-point, patte-d’oie, trottoir bateau, obstacles dans le sol… Le stagiaire peut appréhender bien plus de situations !” s’enthousiasme la responsable QSE de France Rabotage.
Le socle de formation est ainsi homogénéisé, et l’apprenant alterne simulateur et transfert sur une vraie machine, en toute sécurité. Le simulateur intègre un logiciel pour suivre les résultats et la progression de chaque stagiaire, de quoi optimiser cette période cruciale d’adaptation à la machine. “Nous étions auparavant sur six à dix semaines de formation. Grâce au simulateur, on peut facilement réduire d’une à deux semaines le temps de formation, même si on manque de recul avec une année 2020 agitée.”