Les diisocyanates décrivent divers produits chimiques qui sont souvent regroupés en fonction de leurs propriétés communes et qui peuvent provoquer des maladies respiratoires telles que l'asthme. Il n'existe actuellement aucune valeur limite pour les diisocyanates au niveau de l'UE.
La Commission propose d'introduire, pour la première fois, des valeurs limites pour protéger les travailleurs contre l'exposition aux diisocyanates au travail. Ces valeurs limites se rapportent au groupe azote, carbone et oxygène des diisocyanates, responsables de leurs effets nocifs sur la santé :
- Une limite globale d'exposition professionnelle de 6 µg NCO/m3 (c'est-à-dire la concentration maximale d'une substance dans l'air qu'un travailleur respire au cours d'une période de référence donnée, 8 heures) et
- Une limite d'exposition à court terme de 12 µg NCO/m3 (soit une période de référence plus courte, quinze minutes. Elle s'applique lorsque les effets négatifs d'une substance sur la santé ne peuvent pas être maîtrisés de manière adéquate avec une limite d'exposition globale, par exemple lors d'une exposition courte, mais à forte intensité).
Outre les valeurs limites, la Commission propose des « notations ». Les notations sont des indications ajoutées aux valeurs limites, qui alertent les employeurs et les travailleurs sur une éventuelle exposition par d'autres voies que l'inhalation, par exemple par la peau, et sur la nécessité de mettre en œuvre des mesures de protection.
La proposition de la Commission va à présent être examinée par le Parlement européen et le Conseil. Une fois la directive adoptée, les États membres auront deux ans pour la transposer en droit national.
Sources : Commission européenne, Eurogip.