« Le chantier s’articule autour du PPSPS »
Sur ses chantiers, la délégation Génie civil Ouest de Vinci Construction s’emploie à donner du sens aux PPSPS, y compris à ceux de ses partenaires.
Publié le : 28/04/2026
Loïc Féron

En résumé :
Dossier paru dans le magazine PréventionBTP n° 304, mars 2026.
« Document chapeau regroupant l’ensemble des modes opératoires appliqués sur le chantier, le PPSPS permet à l’entreprise de se poser les bonnes questions : comment je vais construire ? Avec qui je vais travailler ? » Directeur prévention à la délégation Génie civil Ouest de Vinci Construction, Mathieu Baré anime une équipe d’une vingtaine de conseillers QPE (qualité prévention environnement) couvrant cinq régions et un effectif de 820 personnes (dont 400 compagnons) réparties dans des entités de proximité. Il valorise le rôle d’articulation du PPSPS dans la relation entre l’équipe d’encadrement, les compagnons et le CSPS : « La connaissance des modes opératoires est nécessaire à l’élaboration des différentes phases de travaux et à l’analyse des risques importés et exportés. »
Anticiper des risques particuliers
Le PPSPS est établi par l’encadrement de travaux, puis présenté au compagnon, salarié ou intérimaire dans le cadre de l’accueil animé par le conducteur de travaux. « Les modes opératoires sont précisément détaillés par le chef de chantier lors de l’établissement des formalités d’arrivée des collaborateurs, explique le préventeur. Ceci permet de compléter la fiche d’arrivée au poste de travail. » Le document est également exploité dans le cadre de quarts d’heure sécurité spécifiques à certains risques. « Prenons le cas des travaux réalisés à l’aide de banches, les bâtiments ou ouvrages à construire ne sont jamais les mêmes, les hauteurs de travail sont différentes, les environnements sont différents, les risques sont différents et les mesures de prévention aussi. » Ceci est d’autant plus vrai quand des risques inédits se présentent, comme quand « la construction d’un ouvrage en béton, non plus au sol mais au-dessus de la Loire, impose une vigilance particulière sur le risque aquatique ».
Confronter le prescrit et le réel
Les partenaires de Vinci Construction sont eux aussi mis à contribution. « Nous avons récemment mis en place un document d’analyse des PPSPS de nos sous-traitants pour nous assurer qu’ils comportent les informations obligatoires et l’analyse des risques, poursuit Mathieu Baré. La démarche consiste à vérifier que le travail prescrit et le réel sont identiques une fois les travaux démarrés. » Par exemple, les moyens techniques organisationnels et humains mis à disposition du chantier. « Si, après analyse des risques, une grue mobile de cent tonnes a été prescrite sur un chantier, nous devons, en tant que préventeurs, nous assurer que l’équipement correspond bien à ce qui est prévu. »
Notre démarche consiste à vérifier que le travail prescrit et le réel sont identiques.
Des fiches SAFE insérées dans le PPSPS
Chez Vinci Construction, les modes opératoires et les procédures d’exécution appliquées au chantier sont repris sous forme de fiches SAFE insérées dans le PPSPS. « Ces fiches décrivent la tâche et les moyens dont le compagnon a besoin pour la réaliser, explique Mathieu Baré. Y figurent en encadré les mesures de prévention associées selon qu’il s’agit d’un risque identifié lors de l’analyse des risques généraux ou d’un risque spécifique lié aux caractéristiques du chantier. »
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