Les scaphandriers relevant de la mention A sont soumis, pour les équipements, aux articles R4461-40 à R4461-44 du Code du travail. Ce cadre vise à garantir une sécurité maximale lors des interventions en immersion.
Pour assurer une alimentation continue, contrôlée et sécurisée en gaz respiratoire, le Code du travail ne laisse pas le choix entre autonomie et alimentation depuis la surface : pour la mention A, le principe général est l’utilisation d’un système alimenté depuis la surface via un ombilical de plongée (aussi appelé narguilé). L’usage de simples bouteilles en autonomie ne constitue pas le mode normal de travail, mais uniquement un dispositif de secours (bail-out).
Ainsi, les équipements requis sont les suivants :
– un système de plongée alimenté depuis la surface (casque ou masque intégral relié à un ombilical) ;
– un ombilical de plongée regroupant l’alimentation en gaz respiratoire et un système de communication ;
– une réserve individuelle de gaz de secours (bouteille de secours) permettant de pallier toute rupture d’alimentation ;
– un système de communication vocale permanente avec la surface ;
– des équipements de protection individuelle adaptés (combinaison, gants, lestage sécurisé, casque ou masque intégral) ;
– des moyens de remontée et d’assistance d’urgence ;
– un caisson hyperbare sur site pour les plongées sous trente mètres ;
– les tables et procédures de décompression adaptées aux interventions réalisées.
Ce dispositif imposé aux scaphandriers en mention A est complété par des exigences organisationnelles strictes, comme la surveillance continue depuis la surface (un plongeur de secours équipé est prêt à intervenir immédiatement), la traçabilité des paramètres de plongée et la maintenance rigoureuse des équipements. La communication permanente est un élément central de la sécurité opérationnelle.
En milieu hyperbare, la réglementation repose sur un principe fondamental : la sécurité du scaphandrier dépend de la redondance des systèmes et de la maîtrise totale de son environnement. Ainsi, la mention A impose une architecture technique où l’autonomie est limitée au strict secours, et où la sécurité repose avant tout sur une alimentation continue depuis la surface.