Ces dernières années, la PME s’est équipée d’engins de dernière génération pour améliorer le confort et la sécurité des compagnons sur les chantiers. Yves-Éric Deniaud tire un bilan positif de ces investissements, qui ont également permis d’améliorer la productivité.
Quels sont vos engagements en matière de sécurité ?
Les chutes en hauteur constituent le risque principal du métier de couvreur. Nous avons totalement renouvelé et étoffé notre parc d’échafaudages pour un budget de 40 000 euros, en passant de trois à un seul fournisseur, Tubesca-Comabi, pour gagner en efficacité. Aujourd’hui, à l’exception des réparations ponctuelles de toitures, tous les chantiers sont équipés d’échafaudages de pied et suspendus. Les compagnons ont bénéficié d’une formation au montage-démontage en sécurité de quatre jours.
Vous avez également investi dans un camion nacelle…
En 2019, j’ai acheté un camion nacelle d’occasion pour 30 000 euros, remplacé par un véhicule neuf en 2022. Il est plus particulièrement utilisé pour les chantiers d’entretien de couverture d’une journée ou deux et pour installer les échafaudages suspendus. Sa conduite nécessite d’obtenir le CACES® Nacelle. Nous avons banni, ou presque, les échelles de 15 mètres et les risques inhérents…
La manutention est-elle un autre enjeu ?
En 2021, Deniaud a acquis une grue sur remorque Klass, soit un investissement de 135 000 euros avec une aide de la Carsat de 25 000 euros. Son installation ne prend qu’une vingtaine de minutes. Elle peut hisser des matériaux jusqu’à 34 mètres de hauteur, dispose d’une option nacelle et la benne basculante facilite l’évacuation des gravats. Avec cet équipement, fini les transbordements pénibles de matériaux à la main. Nous avons gagné en confort de travail, en autonomie et en productivité.