C’est dans la vaste zone industrielle Sud-Ouest du Mans que la société Sadrin Rapin a pris ses quartiers depuis juillet 2020. Quelque 2 000 m2 de bureaux neufs ont été construits sur une ancienne friche de 36 000 m2. Devant les bureaux, un vaste espace arboré sert à la fois de parking mais aussi de lieu de restauration aux beaux jours. Au total, 10 000 m2 de surface couverte ont été réhabilités, dont un vaste entrepôt de matériel. Cet espace lumineux, éclairé par une toiture verrière, est la vitrine de l’expertise technique du groupe et de ses indissociables exigences de sécurité. « Nous achetons le matériel pour progresser en sécurité, ce n’est pas uniquement le besoin du terrain qui dicte nos achats », souligne Mickaël Chasline, responsable logistique.
La sécurité traitée au forum des sous-traitants
Depuis son rachat en 2006 par Éric Jouvet (groupe EJ), Sadrin Rapin a connu une forte croissance, que seule la crise du Covid a quelque peu ralentie. Les sous-traitants, dont des spécialistes bardeurs, couvreurs, charpentiers métalliques, entreprises de second œuvre, représentent quelque 35 % du chiffre d’affaires. Ils sont sélectionnés et évalués sur le respect des critères de sécurité et invités à participer à un forum de sous-traitants annuel organisé par Sadrin Rapin. « C’est l’occasion d’échanger sur notre organisation et les sujets d’actualité, et de rappeler nos exigences en matière de sécurité et environnement », précise Christophe Maurier, directeur général de Sadrin Rapin.
Des ouvrages complexes
L'entreprise, qui travaille à 80 % en dehors de la Sarthe, réalise en effet des ouvrages complexes et souvent clés en main pour le compte de groupes industriels exigeants. Parmi ceux-ci, figurent des groupes pétroliers, pharmaceutiques, alimentaires ou encore des opérateurs informatiques (data center) avec leurs règles de sécurité pointues. Afin de gérer ces chantiers de construction très particuliers, Sadrin Rapin s’appuie sur tous les outils de prévention-sécurité existants, dont la certification Mase. « Elle est devenue le socle d’organisation et de réflexion sur la sécurité », affirme le directeur général adjoint, Guillaume Pejot. Cette certification, obtenue en 2018, succède à celle du GEHSE détenue depuis 2002. Rappelons que Mase aide les entreprises à adopter un management en phase avec la réduction du risque d’accidents du travail.
Progresser en prévention et en performance
Le service QSE de l’entreprise, dirigé par Nicolas Thureau, est impliqué dans tous les projets, dès la conception. « Cela nous permet de prendre en compte la prévention en amont et de vérifier les méthodologies avant de commencer les travaux. Nous étudions également les éléments techniques, comme l’installation des bases vie ou des chemins de circulation », détaille le responsable. En effet, les clients étudient et discutent en amont des process et méthodes de Sadrin Rapin, avec un objectif zéro accident. C’est le cas sur le chantier Pyrolyse (TotalEnergies), à Grandpuits-Bailly-Carrois (Seine et Marne), où une grue à tour, habituellement proscrite par le client pour des raisons de sécurité, a finalement été montée. « Le grutier a bénéficié d’une formation renforcée pour effectuer ses manœuvres. Ce sont parfois des contraintes pour nos collaborateurs, mais l’exigence de nos clients et de nos sous-traitants, nous fait progresser en prévention et en performance », indique Guillaume Pejot.
Un concours innovation basé sur la sécurité
L’entreprise implique également l’ensemble des salariés grâce à certaines actions, comme des challenges HSE ou le concours innovation, organisé tous les trois ans depuis 2017. Objectif : faire remonter les idées du terrain pour développer les bonnes pratiques sur les chantiers. « Nous définissons les thèmes six mois à l’avance, ce qui permet à nos collaborateurs de proposer des innovations, avec des plans ou des prototypes parfois », explique Nicolas Thureau. Plusieurs idées telles que le tapis de circulation de couleur rouge, un pistolet pour ligaturer les armatures, une échelle d’accès à une fouille blindée… ont été retenues et primées. De bonnes pratiques en sécurité qui participent également à améliorer les conditions de travail sur les chantiers et donc la performance et la motivation des équipes, selon la direction de Sadrin Rapin.